Le Projet Forêts et Conservation de la nature a tenu ses promesses

Rivière dans le parc national de la Salonga, Équateur, 2005.Sur une terre fertile défrichée partiellement par le gouvernement congolais dans le domaine de la préservation des forêts, conservation de la nature et encadrement des populations autochtones, la Banque mondiale a investi depuis avril 2009 et compte le faire jusque en 2015, et dans plusieurs petits projets, un financement de 70 millions de dollars, don de l’IDA et de 6 millions de dollars de FEM. A l’occasion de la Journée porte ouverte organisée par l’Unité de coordination de projet UC – PFCN, le jeudi 17 octobre 2013, à l’Espace Bilembo, quartier Utexafrica à Gombe, cette agence d’exécution de la Banque mondiale, a dévoilé sa grande vitrine. Un panorama de ses principales réalisations, depuis le démarrage de ses activités jusqu’à ce jour, était présenté à un public select, à travers une  exposition des photos, des diapositives, appuyées par des explications détaillées et des films documentaires. Cette campagne de sensibilisation cadrait, comme il faudrait le souligner, avec un objectif noble, à savoir « Préserver la nature pour développer les communautés locales et sécuriser les générations futures ».

 Dans son allocution, le responsable de ce projet, Simon Rietbergen, spécialiste de gestion des forêts et aires protégées à la Banque mondiale, a rappelé d’emblée la nouvelle devise de son institution, à savoir « la Banque mondiale, partenaire d’un Congo qui change », avant de préciser que tous les projets exécutés par l’UC – PFCN sont ceux du gouvernement congolais, mais qui sont financés par son institution. La RDC regorge d’une superficie de 25 millions d’hectares de forêts, presqu’égale à celle de la forêt amazonienne, mais rien n’était fait jusque-là pour les populations autochtones. Après la visite de plusieurs concessions, son constat est que les populations étaient délaissées à leur triste sort. Il a fallu que des micro-projets soient mis en œuvre pour que les experts de la Banque mondiale dépêchés sur le terrain, apprennent aux communautés locales à se prendre en charge. Aujourd’hui, des routes sont construites, des ponts jetés sur des cours d’eau, des écoles et des centres de santé érigés pour améliorer le vécu quotidien de ces populations de l’arrière-pays, vivant dans une autarcie sans perspectives d’avenir. Le programme d’action de ce projet a permis aujourd’hui, de remettre de l’ordre dans l’exploitation des forêts et de donner quelques emplois aux paysannes. A travers cette Journée porte ouverte, il en a profité pour inviter l’équipe de l’UC – PFCN à présenter les projets déjà réalisés dans le cadre de l’appui de la Banque mondiale. Simon Rietbergen a enfin plaidé pour  le sponsoring d’un programme alternatif qui devra organiser pour 40 élèves, une visite de l’Espace Bilembo, programme à étendre à plusieurs écoles de Kinshasa. A travers cette activité, les élèves seront sensibilisés sur la gestion de ressources naturelles, les métiers de la terre, les problèmes de l’environnement et le changement climatique. Objectif affiché, préserver la nature, développer les communautés locales et sécuriser les générations futures.

Le coordonnateur de ce projet, Martin Lukaya Makayi Winga, répondant à quelques questions des journalistes, a insisté sur l’évaluation des experts de l’UC – PFCN dans les provinces-pilotes de l’Equateur, Orientale et Bandundu. Sur base de nombreux témoignages des bénéficiaires des avantages des projets mis en œuvre, tous félicitent la Banque mondiale pour ses interventions, que le projet UC – PFCN a tenu ses promesses concrétisant la nouvelle devise de la Banque mondiale, partenaire d’un Congo qui change.

Voici d’ailleurs quelques réalisations de cet appui de la Banque mondiale :

Dans les trois provinces, l’UC – PFCN a construit les bâtiments de coordinations provinciales du ministère de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, les bureaux des ministères provinciaux de l’ECNT, des ponts, des routes, des écoles ( Wangata, Lokiyo et Oshwe) et un centre de santé à Boyeka. Elle s’est particulièrement distinguée dans la réforme institutionnelle, le renforcement de la gouvernance forestière pour la gestion durable de la biodiversité et des ressources forestières. Aujourd’hui, l’on se réjouit de constater la participation des communautés locales à la gestion des forêts et la gestion participative des aires protégées, comme le parc national de la Maïko dans la province Orientale. Le cas  le plus illustratif est celui des anciennes vendeuses de viande de brousse, formées par le projet, ont été converties en couturières et éducatrices environnementales à Djolu. Une réalité crève les yeux, les priorités de développement  exprimées par les différents villages sont enfin prises en compte dans le choix des projets de développement au niveau de la communauté. Ainsi, grâce à une bonne gestion de nos ressources naturelles, on préserve la nature, on sauvegarde l’environnement et on garantit l’avenir pour les générations futures. Avec cette vitrine de l’UC – PFCN ouverte au grand public, l’équipe conduite par Simon Rietbergen, grâce à une forte d’encadrement du coordonnateur Martin Lukaya, a gagné son pari.

                                                                                                           J.R.T.  

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