Le professeur Ndaywel optimiste : Francophonie à Kinshasa : pas de délocalisation

La délocalisation d’un événement aussi important qu’un Sommet de la Francophonie ne s’improvise pas. Une telle décision exige du temps. Quant au rendez-vous de Kinshasa, il sera respecté. Tel est le message lancé aux étudiants et professeurs de l’Ifasic (Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication), le mercredi 20 juin 2012, par le professeur Isidore Ndaywel, Commissaire Général à l’organisation dudit Sommet.
Il était, pour la circonstance, l’invité spécial du « Cercle Axiologique de l’Ifasic», une structure animée par des étudiants de cet établissement de l’enseignement supérieur.
 Il a donné la précision sus évoquée dans le vif du thème qu’il a développé, à savoir « Historique, Enjeux et Perspectives du XIVme Sommet de la Francophonie en RDC ». C’était pour tordre le coup aux rumeurs faisant état d’une décision liée à la délocalisation du Sommet de Kinshasa vers l’Ile Maurice.
Lors de ce face à face, il a particulièrement insisté sur les retombées politiques, économiques et culturelles du forum de la capitale congolaise. Au plan économique, le professeur Ndaywel a relevé l’opportunité d’une plus grande visibilité internationale pour le Congo démocratique, appelé à accueillir plus d’une quarantaine de Chefs d’Etat et de gouvernement.
 
S’agissant des dividendes économiques, le Commissaire général du comité d’organisation du XIVme Sommet de la Francophonie a signalé la présence de plus de 5000 hôtes à Kinshasa, ce qui est une aubaine pour les restaurateurs, les hôteliers, les transporteurs, les imprimeurs,le monde des affaires, etc. Kinshasa va aussi tirer profit du sommet de la Francophonie pour moderniser ses infrastructures routières, aéroportuaires, sportives, culturelles, scolaires, et autres.
Au plan culturel, en plus des débats politique et intellectuels, des représentations théâtrales, de concerts de musique, d’expositions d’œuvres d’art, la RDC va se faire découvrir par des milliers de touristes, ce qui pourrait constituer un atout pour ce secteur qui a grandement besoin d’être boosté.
 
Abordant la question de la participation ou non du président français François Hollande au Sommet de Kinshasa, le professeur Isidore Ndaywel a indiqué que ce dossier reste à la totale discrétion des autorités françaises.
Présent à cet échange, le Recteur de l’Ifasic, le professeur Jean-Lucien Kitima, s’est réjoui de la venue du Commissaire Général du comité d’organisation de ce forum, à qui il a remis, en guise de cadeau, une pièce wax frappée du logo de son institution.
   
  Patrick Makobo et Iziana Lubuele (Stg/ Ifasic)

Leave a Reply