Le processus de la réforme de la police a du plomb dans l’aile

Police are seen after provisional election results are announced in Congo's capital KinshasaLe train du processus de la réforme de la Police nationale congolaise qui avait déjà quitté la gare, à la satisfaction du gouvernement congolais et de ses partenaires, semble quelque peu immobilisé en cours de parcours. Et pour cause !

Avec la loi de programmation promulguée en décembre 2013 par le chef de l’Etat, tous les espoirs étaient permis pour que les prévisions budgétaires concernant la réforme de la police, soient intégrées dans les exercices budgétaires de 2014 jusqu’en 2017. Les différents partenaires attendaient le débat de la loi des finances, dans les deux chambres du parlement, et la promulgation du budget 2014, pour se rassurer que le train poursuivrait son parcours. Avec l’omission de la loi de programmation dans la loi des finances 2014, des observateurs constatent qu’une advertance malencontreuse aurait été à la base de cette situation.

Compte tenu de l’importance des projets d’investissement inscrits dans la loi de programmation, les dépenses d’infrastructures, d’équipements et de l’amélioration des conditions sociales du policier, la société civile impliquée dans le processus de la réforme de la police, a tenu hier à l’Institut professionnel de la Gombe, une campagne de plaidoyer pour sensibiliser l’opinion et les médias sur cette question qui préoccupe toute la nation. Surtout que la réforme de la police  figure parmi les engagements souscrits par notre gouvernement dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et dont l’évaluation de sa mise en œuvre pourrait intervenir en mars prochain.

A la tribune, on a noté la présence de pasteur Madifuta, membre de la société civile oeuvrant au Comité de suivi de la réforme de la police, Mafolo le coordonnateur provincial, et Clovis Kadda, membre de la coordination nationale  du Réseau de la réforme du secteur de la sécurité et justice, et d’autres membres.

            Après le mot d’introduction de Mafolo, Clovis Kadda a présenté son réseau, avant de donner les grandes lignes de son programme d’action. Il a expliqué le rôle joué par le réseau pour que la réforme de la police prenne en compte la vision de la société civile.

            Pasteur Madifuta a pour sa part, expliqué le but de cette rencontre qui consiste en un plaidoyer pour que le gouvernement, le parlement et président de la république, puissent réaliser que la non prise en compte de la loi de programmation dans la loi des finances 2014, plombait le processus et risquait de retarder la réforme qui a déjà franchi plusieurs étapes. On peut retenir que le chef de l’Etat qui tient à une vision d’une police moderne, réellement au service de la population, pourra donner des instructions pour que des mesures correctives soient prises à ce sujet.

            A l’issue de ces deux interventions, la presse a posé des questions sur les craintes d’une campagne de la société civile qui ne récolterait qu’indifférence. A ce sujet, Mweya Betty s’est appesantie sur les efforts déployés par le gouvernement depuis le début du processus. Pour elle, l’action de la société civile finira par donner des fruits. Car, a-t-elle fait remarquer, personne ne veut retarder le processus de la réforme de la police.

            Le pasteur Madifuta et Clovis Kadda ont abondé dans le même sens, faisant voir que le RRSSJ est sur la bonne voie avec sa campagne de plaidoyer.

J.R.T.  

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