Le PPRD face aux partis alliés et aux partis coalisés : nécessité pour une relecture des enjeux et pour une recomposition de l’espace du pouvoir

(PAR BANYAKU LUAPE EPOTU)

Dans la théorie et la pratique politiques, une alliance entre Partis politiques se fonde sur la similitude de leurs projets de société et sur l’affinité de leurs idéologies, à la limite sur la convergence de leurs doctrines dans le processus de conquête et de conservation du pouvoir. Ce qui permet ainsi aux Formations sociopolitiques en Alliance de se doter d’une majorité confortable pour gouverner avec plus de cohésion et plus de visibilité afin de conserver le pouvoir. La même exigence vaut pour l’alliance entre les Partis Politiques de l’opposition, car cela leur permettrait de mener la lutte de conquête du pouvoir, dans le sens d’une alternance démocratique, avec plus de cohérence et d’efficacité pour être mieux cotés que les Partis au pouvoir.

Tandis qu’une coalition entre partis politiques est un regroupement circonstancié de ceux-ci dans un contexte historique et sociopolitique dicté généralement par les exigences de moments critiques ou moments d’impasse politique. La coalition résulte généralement d’une menace pouvant conduire  à l’ingouvernabilité au regard de normes ou règles démocratiques établies. 

Il s’agit souvent de stratégies politiques pour gérer les crises de légitimité et de crises institutionnelles apparaissant soit au moment de la constitution de la  majorité parlementaire de la coalition, c’est-à-dire celle non atteinte par les alliances politiques classiques, soit au moment de la formation des gouvernements issus d’une majorité très volatile, soit encore par la nécessité de la préservation des équilibres institutionnels menacés par des crises politiques. 

            Il y a donc une nette différence en théorie comme en pratique politique entre une Alliance des Partis politiques ou celle avec d’autres Acteurs sociopolitiques et une Coalition entre les Partis politiques devant les menaces de crises politiques internes ou externes.

            Dans le cas d’alliance, il s’agit d’une option préférentielle  fondée sur la  proximité idéologique des Partis Politiques dans un champ politique, tandis que dans le cas de la coalition, il s’agit d’une option par exigence circonstancielle et conséquentielle devant une épreuve de faits survenue dans un espace politique à un moment donné.

Ainsi donc, à notre humble avis, l’agitation politique actuelle  porte sur la confusion longtemps entretenue par la classe politique congolaise  depuis l’époque de longues transitions et ne débute pas avec la tenue de l’Université de cinquantenaire du PPRD à Kisangani au mois d’août 2010. Elle fait plutôt suite à la longue tradition qui procède toujours à une combinaison d’alliages politiques fort amalgamés où se mêle l’opportunisme dans la formation d’alliances  entre Partis Politiques sans fondement idéologique commun et les coalitions gouvernementales dites gouvernements éléphantesques d’union nationale.

Ces alliages politiques ont la propriété caractérielle qui consiste à faire fondre alliance et coalition des partis politiques indistinctement de leurs obédiences politiques et idéologiques respectives dans un moule fondu et  neutralisé par les tendances fondamentalement divergentes voire même antagonistes au sein du pouvoir, tout comme au sein de l’opposition.

            A cette marque particulière  s’ajoutent l’incertitude et l’instabilité d’alliance et de coalition dues à la significative dose des Indépendants et des Elus d’intérêts locaux dans la représentation nationale avec une moyenne de 20 % (1960 : 24% ; 1965 : 30% ; 2005 : 12%). 

Sur le plan historique 

            Deux grandes tendances politiques opposent depuis l’indépendance de la RDC : les Partis politiques unitaristes d’une part et les partis fédéralistes  d’autre part. Mais aussi, deux grandes options idéologiques divisent les Partis Politiques socio-démocrates ainsi que les tenants de la thèse de l’ interventionnisme de l’Etat d’une part et d’autre part les Partis libéraux ou socio-libéraux engagés à la thèse de la privatisation contre l’étatisme économique. Généralement les Partis libéraux et socio-libéraux saccommodent dans certains Pays à l’alliance ou la coalition avec les Partis politiques socio-chrétiens. Ces derniers se caractérisent par leur opposition remarquée au rigorisme socioculturel de l’Etat ou  à l’imposition de certaines marques de laïcisme par l’Etat.

Dans la classification politique, la première catégorie des Partis Politiques renferme les Partis Politiques qui se déclarent de gauche et la seconde catégorie est généralement considérée comme Partis politiques de droite. Mais, il faut souligner le fait que cette classification n’est pas de grand usage dans la culture politique congolaise. Beaucoup de partis politiques congolais ignorent même si ils sont de gauche ou de droite au sens courant de la culture politique occidentale et même étendue aux démocraties modernes.

En revenant à l’histoire politique de la RDC, on notera qu’aux premières élections législatives de 1960, les partis unitaristes représentaient 41% et les partis fédéralistes 21%. Mais cette victoire fut fortement mise à mal à cause de la  large marge flottante des Indépendants et de Leaders d’intérêts qui ne se définissaient pas par rapport au courant unitariste  ou au courant fédéraliste et qui constituaient une masse critique de 38% dans  la représentation nationale. C’est justement cette masse critique qui va jouer à la bascule et au ballotement politique permanent  au point de rendre difficile la formation d’une majorité et qui  imposa donc la nécessité d’une coalition gouvernementale entre les unitaristes nationalistes  radicaux et partis politiques modérés généralement pro-occidentaux. C’est par ces derniers que la crise de légitimité dressée contre les partis nationalistes de la majorité conduisit le Congo à  des rebellions et aux interventions armées extérieures.

            Aux secondes élections législatives de 1965, la tendance fédéraliste s’est imposée par rapport à la tendance unitariste.  Cela est surtout advenu à la suite de  l’option constitutionnelle fédéraliste  de Luluabourg en 1964, laquelle était adoptée et passée en référendum dans les seules zones sous contrôle gouvernemental et en l’absence des Partis politiques Nationalistes  regroupés au Conseil  National de Libération (C.N.L.) pour  engager la lutte armée contre le pouvoir en place.

            Pendant cette deuxième législature et compte tenu de l’échec de la rébellion grâce à l’appui des puissances occidentales, la grande compromission des nationalistes défaits à Kisangani et les nationalistes parlementaires  modérés de CDA écrasés par la CONACO et alliés est celle d’avoir cautionné le leadership des unitaristes dans le chef du Général Mobutu qui en fit son crédit politique à l’intérieur comme à l’extérieur.

            Et l’instauration du Parti politique unique ou Parti-Etat consacra ce grand amalgame de tendances et obédiences entre les partis politiques congolais unitaristes et fédéralistes, ainsi que le flou idéologique entre les partis  avec l’option idéologique consacrant la primauté ou l’interventionnisme de l’Etat par le droit de régulation de l’Etat, de nouveau à la mode aujourd’hui chez Barack Obama et  les Partis politiques avec l’option du libéralisme économique ou ceux militant pour  la prédominance de valeurs de tradition chrétienne dans la société.

            Le Parti-Etat fut à la fois un agrégat du  conservatisme idéologique de l’Etat Léviathan et un antilibéralisme économique  viscéral  rongé par la mauvaise gouvernance, que l’on ne peut comparer avec aucun Parti politique démocratique comme tentent de le faire certains Acteurs de  l’AMP, de la Coalition pour accréditer cette thèse au  discrédit  du PPRD.

            Poursuivant  la logique de cette confusion entre jeu politique d’alliance et celui de la coalition politique pendant la première transition consacrant le début de la libéralisation politique en  avril 1990, il y a lieu  de relever que la création des Partis politiques Alimentaires alliés au MPR-Fait privé, Parti dominant au pouvoir fut principalement l’œuvre de ce dernier pour asseoir sa légitimé. De même,  la coalition entre l’UDPS et les  Barons du Régime Mobutu ayant abouti à l’Union Sacrée en 1991 fut tout simplement une juxtaposition des  formations sociopolitiques, dont certains leaders Membres de l’Union sacrée  ont milité ouvertement contre l’UDPS pendant ….la transition. 

Mais il est resté le constat selon lequel  la fragilité du pouvoir  pendant la première transition de 1990-97 tenait à la difficile gestion d’ambitions  de leaders ou des partis politiques alliés sans commune vision de projets politiques, sans affinités idéologiques, sans convictions doctrinales similaires. L’alliance se fonde sur la détermination des uns et des autres d’accéder et de s’accrocher à tout pouvoir, quelle que soit l’obédience politique dominante. C’est aussi l’occasion de relever que  l’incapacité de l’opposition à valider les opportunités pour une alternance démocratique tenait aussi à l’obsession de repositionnement politique, surtout pour les  nouveaux opposants, barons de l’ancien régime.

            Ce même raté politique de mauvaise alliance politique et de mauvaise  coalition pour l’opposition se fit également remarquer après le renversement du Régime Mobutu par l’AFDL, que le principal Leader, Mzee Laurent Désiré Kabila n’a pas hésité à la qualifier de «conglomérat d’opportunistes et aventuriers» après seulement une année d’exercice du nouveau pouvoir.

            Il en fut de même des coalitions ayant donné lieu aux différents mouvements de rebellions et finalement d’agression de Pays voisins contre le pouvoir de l’AFDL où  ressurgit toujours l’éternelle question d’une alliance entre les Formations politiques sans partage de projets de société, sans affinité idéologique et  ni de convergence doctrinale.

            Mais un peu pire qu’avant, les nouveaux mouvements insurrectionnels ne pouvaient se déterminer, ni sur les différences entre les options unitaristes et fédéralistes de la République pour lesquelles ils pouvaient justifier leur opposition au pouvoir en place, ni encore moins sur les options d’interventionnisme étatique et de libéralisme généralement considérées comme les principaux points de divergences aussi bien entre les Partis Politiques congolais qu’au niveau de l’opinion publique congolaise.

            La seule explication  de ces mouvements insurrectionnels fut donc l’affairisme pour l’enrichissement de nouveaux Chefs de guerre avec leurs principaux adhérents et au profit de leurs commanditaires extérieurs. Avec ce grand malheur que cet opportunisme et cet affairisme ont pris de l’ampleur dans la gestion de l’espace politique aussi bien du côté du pouvoir que du côté de l’opposition.

            Il y a  également lieu de souligner que même la justification de ces rebellions entreprises contre le pouvoir en place pour la protection des communautés identitaires locales ou régionales s’est avérée comme simple échappatoire visant à créer des zones protégées ou occupées  propices au trafic illégal et au pillage des ressources naturelles,  au seul profit de Seigneurs de guerre, si l’on considère des crimes commis contre les populations de leurs propres communautés.

            La difficile gestion des ambitions après les accords de Sun City dans le gouvernement de 1+4  indique bien le long calvaire de l’entité gouvernementale composée d’un agrégat d’anciens et de nouveaux Kabilistes  d’un côté et de l’autre côté des anciens rebelles ayant pris goût à la jouissance abusive d’un pouvoir partagé et versé au tirage au sort.

Encore une fois, les alliances et les coalitions  se sont avérées inopérantes et portées vers des crises institutionnelles permanentes dans  l’exercice du pouvoir.

            Et la sortie de crise de légitimé après l’organisation des élections de 2006 n’a pas résolu le problème fondamental sur la définition marquante entre une alliance  et une coalition des Partis Politiques au pouvoir ou dans l’opposition.

            La bonne logique aurait été qu’il y ait une alliance pré-électorale d’un côté entre les Unitaristes et socio-démocrates PPRD-Palu- Patriotes Mai-Mai  et UDPS et  peut-être avec d’autres Partis politiques nationalistes, ainsi qu’avec  les forces sociales comme le MSR et au besoin forger une coalition avec l’UDEMO et certains courants Fédéralistes Modérés du Katanga et du Bas-Congo, si la situation s’y prêtait. De l’autre côté, forger une alliance entre tous les Partis Politiques Fédéralistes, Régionalistes radicaux avec  les Partis Libéraux et Socio-libéraux, ainsi qu’avec les Partis Politiques  socio-chrétiens.

            Mais le faux alliage de Partis Politiques de l’AMP et de la coalition actuelle au Pouvoir issue du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2006 ont, après multiples accrochages incommodes sur terrain au premier tour,  donné lieu à des monstruosités politiques où les uns se réclamant d’Alliés au PPRD se font prévaloir du même poids politique que celui-ci, pourtant il est  le Parti dominant dans la Majorité.

            En rapport avec les Partis coalisés du PPRD,  dont le PALU et l’UDEMO, il ressort  que pour le report de voix  en faveur du Candidat Joseph Kabila, à moins d’une miraculeuse coïncidence, un simple exercice d’arithmétique des résultats du deuxième tour 48%(Kabila) + 14%(Gizenga) + 4%( Zanga) donne exactement 56% de voix et les 2% de voix faisant 58% auraient été le résultat de report de voix de l’AMP. Et pourtant les Partis Alliés au sein de l’AMP ont  bénéficié de presque mêmes avantages matériels et financiers que le PPRD et donc leur apport aurait du être ainsi revu à la hausse.

            Mais quelle que soit l’hypothèse avancée, le PPRD a besoin d’autres Partis Alliés et au besoin de Partis Coalisés pour éviter qu’il ne soit tenu responsable d’une incertitude électorale aussi bien aux élections législatives qu’aux élections présidentielles. Car, aucun Parti Politique au monde ne peut se permettre de rejeter toute alliance avec d’autres Partis politiques de la même obédience et au besoin de coalitions pour la cause républicaine.

            Ainsi la question fondamentale est celle de savoir quel type de regroupement sur base de quels projets de société, de quelles idéologies et doctrines, autour desquels peuvent se constituer des alliances politiques. Et Face à quel type de crise peut être motivée la constitution de la coalition entre les Partis Politiques qui ne sont pas politiquement proches. 

Sur le plan de gestation de l’Alliance au sein de l’AMP et de la Coalition gouvernementale 

            Contrairement à l’opinion répandue sur le déclenchement de la crise de rupture au sein de l’AMP et de l’incertitude au sein de la coalition après l’Université de Cinquantenaire du PPRD à Kisangani, il est impérieux de souligner que la fronde contre l’Université du cinquantenaire de PPRD  a été précédée  d’autres tentatives de déstabilisation du PPRD.

            Ainsi donc, la rencontre au Katanga entre UNAFEC, SCODE et UDCO (hors AMP et à l’insu du PPRD) ou la prise de position du Centre Libéral et Patriotique (C.L.P.), l’acharnement de certains Leaders de Partis Alliés contre le Secrétaire Général du PPRD et surtout leur souhait de le voir libérer le PPRD , puisque considéré, me semble-t-il, comme obstacle à l’écrasement du PPRD ont été des faits d’arme établis avant l’Université de Cinquantenaire de PPRD. Il en est de même de l’agitation de militants de PALU survenue au Parlement à la dernière session parlementaire, alors qu’il n’y avait aucun enjeu majeur pour lequel on pouvait redouter le pire. N’est-ce pas là autant de signes qui ne trompent aucun Acteur politique et surtout ceux du PPRD qui voient venir la suite des événements ?

            On ne pourrait reprocher au PPRD que le fait d’avoir réagi en retard vis-à-vis de certains Acteurs de Partis Alliés qui tentent de se donner le même statut que  celui du Parti Dominant, le PPRD ou encore qui tentent d’acquérir un statut de Partis Coalisés au même titre que le PALU et l’UDEMO, sans avoir d’autre fondement que la reproduction du schéma électoral de 2006.

            Il sied de noter qu’à chaque remaniement du gouvernement, l’AMP a toujours été au bord de l’éclatement et cela depuis la formation du Gouvernement Gizenga I jusqu’a la dernière retouche gouvernementale, sans compter les nominations aux postes juteux de mandataires des entreprises publiques acquis parfois sans compétence ni expérience.  Le PPRD  et ses vrais Alliés souffriraient peut-être du surnombre de Cadres, mais ce n’est pas une raison pour qu’ils en paient les frais des enchères politiques monté par les Partis politiques Alliés et Coalisés à chaque redistribution de cartes.       

            Cela ne devrait pas être pris comme une plaidoirie pleurnicharde du PPRD, mais c’est un constat de l’état des lieux qui mérite que l’on aborde avec toute la sérénité politique.  Et en plus, à chaque crise comme celle provoquée par le changement au Bureau du Parlement, les Alliés ne se sont alignés que pour bénéficier de l’appui du PPRD (MSR-PALU- Mai Mai  et certains Indépendants proches de PPRD).

            Le PPRD n’oubliera pas de sitôt le déroulement et la péripétie de dénouement de toutes les crises gérées au sein des Institutions et les menées de déconstruction contre le PPRD avant même l’université de Cinquantenaire du PPRD, les séquelles marquent l’état actuel d’esprit au sein de l’AMP.

            Aussi, le débat houleux sur la proposition de  Joseph Kabila comme Candidat du PPRD aux prochaines élections en est un très faux. C’est tout simplement suspect parce qu’à l’Université du Cinquantenaire de PPRD, il a été évoqué plutôt l’option de présenter le Président de la République comme Candidat du PPRD et ses Alliés » lors de prochaines échéances électorales de 2011. Alors, d’où réside alors la source de l’agitation ?

            Aux élections de 2006, l’option de la Candidature indépendante, soutenue valablement par de nombreux cadres du PPRD voulait  par cette démonstration éviter de consacrer le clivage Est-Ouest à la suite de l’encrage du PPRD sur terrain dans les Provinces de l’Est et son ballottage dans les deux provinces du Centre face à l’ancrage du MLC et ses Alliés dans les provinces de l’Ouest.

            Or,  aujourd’hui que le PPRD peut opérer des alliances avec d’autres Partis Politiques ayant les mêmes obédiences idéologiques socio-démocratiques et les  affinités doctrinales nationalistes comme le PALU, le MSR, les Patriotes Mai-Mai et certaines autres Formations Politiques , ainsi que les Leaders d’intérêts Locaux, pourquoi le PPRD ne s’organiserait-il pas pour soutenir  son Candidat avec ses vrais Alliés devant  une épreuve démocratique  lors de prochaines échéances électorales sur base de solidarités politiques plus rassurantes que celles ayant prévalu jusqu’aujourd’hui ?

Le tout est de se choisir des alliances en temps opportun  avant les échéances électorales prochaines et de n’envisager des coalitions que si il y a péril en la demeure dans des situations particulières que personne ne souhaite revivre. Opérer des choix stratégiques rationnels, c’est aussi faire de la haute politique.

            Tandis que s’acharner sur l’Université de Cinquantenaire du PPRD, spéculer sur l’éviction de Boshab comme Secrétaire Général pendant que le PPRD ne s’occupe guère de leurs Leaders issus de mouvements insurrectionnels et réfractaires au pouvoir nationaliste, insinuer les luttes de clans et de leadership au sein du PPRD relève d’une simple hantise  et peur devant les nouvelles issues de prochaines élections. Nombreux Cadres du PPRD et de ses vrais Alliés, victimes des erreurs du passé en sont suffisamment conscients. Il y a donc nécessité de renouer des alliances plus constructives et plus responsables politiquement.

            Idéologiquement, le PALU est un allié, mais bizarrement passé à la coalition en 2006. Et si l’UDEMO est aussi lumumbiste et nationaliste, il devrait aussi normalement quitter la coalition au profit de l’alliance.Et si le MSR rêve de rejoindre les rangs de la coalition pour briguer éventuellement la Primature, il devra changer sa ligne éditoriale.

            Que tous les alliés se prononcent dès aujourd’hui sur leur soutien éventuel à l’unique candidature de Joseph KABILA en 2011 et l’AMP pourrait être sauvée, avant d’être reformatée au vu des sièges obtenus par chaque équipe de coureurs aux élections législatives.! A la ligne d’arrivée de la course pour les législatives, aucun parti n’ajustera sa vitesse sur celle des autres.

 

 

 

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