Le Pnud plaide la cause des Congolais

image_file_991Après la conférence nationale sur le VIH/Sida en juin 2013 à Lubumbashi, les participants  s’étaient mis d’accord pour l’organisation d’un dialogue national spécifique lié aux questions de discrimination et stigmatisation des personnes affectées, A cet effet, Adama Coulibaly, directeur pays du Programme des Nations-Unies pour le Développement, était reçu le vendredi 25 octobre par Wivine Mbumba, ministre de la Justice et Droits humains.

 La raison majeure de cette visite était d’échanger sur la persistance de la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/Sida en République Démocratique du Congo et la mise en application  de la loi 08/011 sur les droits des personnes vivants avec VIH de 2008. C’est parmi les mauvaises lois au monde, selon l’ONUSida, du fait qu’elle criminalise la transmission du VIH et oblige la divulgation du statut sérologique. Une politique qui ne favorise pas la riposte. Les états membres  des Nations-Unies se sont engagés à avoir recours aux lois pour lutter contre toute  forme de discrimination à l’égard des PVV, selon la déclaration d’engagement de 2011 sur le VIH/sida.

Au cours de leur entretien, il a été demandé à la ministre de la Justice à soutenir les actions nécessaires pour éviter la stigmatisation et la discrimination. Car, ces citoyens sur le plan de la loi, ils jouissent de mêmes droits que les non infectés.

Le Pnud tient à une égalité des droits en RDC, d’où l’amélioration de l’environnement juridique en vue d’obtenir une réponse efficace à cette problématique d’injustice liée à l’infection du VIH. Pour ce faire, il tient à la tenue de ce dialogue national focalisé sur les PVV. Il aura pour objectifs :

- d’échanger sur la loi 08/011 qui protège les PVV et les personnes affectées d’où la nécessité de la révision des articles 41 et 45.

-apporter des preuves en termes de santé publique et des arguments aux droits de l’homme en faveur d’un accès élargi aux financements et aux ressources pour les organisations engagées dans ce secteur ;

-faire endosser les parlementaires présents au dialogue, les propositions de révision de ladite loi d’ici fin 2014 ;

-amener les participants à s’accorder sur les activités clés du ministère de la Justice dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination des groupes vulnérables, des PVV et des populations clés.

         Face à cette situation, on tient à la vulgarisation des résultats du rapport index de stigmatisation des PVV auprès des leaders communautaires. Les nations-unies  a déjà contribué à la rédaction des manuels de formations,

 Dorcas NSOMUE 

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