Le PGR met en garde

La salle d’audience de la Cour Suprême de Justice a servi de cadre, le samedi 17 septembre dernier, à la rencontre entre le Procureur Général de la République (PGR) et les OPJ (Officiers de police judiciaire de la Police nationale du Congo) et les IPJ (Inspecteurs de police judiciaire des parquets).
Au menu : l’appel du PGR aux auxiliaires de la justice pour qu’ils prennent en mains leurs responsabilités en vue de faire respecter la loi à tous.
Cet appel fait suite au constat du Procureur général de la République selon lequel le pays court de nouveau le risque de replonger dans le chaos comme ce fut le cas avec les pillages des années ‘90, qui ont porté un sérieux préjudice à l’économie nationale jusqu’à ce jour.
«Les signes précurseurs des pillages des années ‘90, nous les vivons déjà», a déclaré le PGR à ses interlocuteurs en signe d’alerte pour qu’ils prennent conscience du danger qui guette la nation.

Comme preuve de son affirmation, Flory Kabange Numbi cite les cas d’incendie enregistrés auxquels on assiste ces derniers dans la capitale, notamment l’incendie du siège communal du PPRD/Bandalungwa et interfédéral du même parti sur le boulevard Sendwe, celui de la permanence de l’UDPS ainsi que le plasticage de la chaîne de télévision RLTV.

«Tous ces cas nous interpellent. Car, la période électorale n’est nullement celle de l’impunité». Pour le Procureur, si on ne fait pas attention, une telle situation peut dégénérer et nous conduire à une situation d’instabilité semblable à celle des pillages connue dans les années ‘90.

D’où, l’invitation lancée aux Opj et Ipj à se mettre au travail pour prévenir la répétition d’une telle situation.
Pour cela, les Opj et Ipj devront, en leur qualité d’oeil et oreilles du PGR, rechercher des infractions, identifier leurs auteurs afin de leur faire subir la rigueur de la loi. Toutefois, l’orateur a reconnu que la période électorale a toujours été marquée par des turbulences. Mais, tout doit se faire dans le respect de la loi.
A l’occasion, il a été également rappelé aux Opj de faire preuve de respect de la loi, de loyauté, d’intégrité, de dignité, d’impartialité, dévouement, collaboration, etc.

Carton jaune aux politiciens et aux médias !

Pour préserver la paix et éviter des troubles, le Procureur Général de la République invite les leaders politiques et les médias à œuvrer selon la loi. Au cas contraire, des sanctions seront appliquées à l’endroit de tout celui ou toute celle qui se compromettra.
S’il est reproché à certains leaders politiques de verser dans la violence et injures publiques, certains professionnels des médias sont accusés de transformer leurs organes en tribune libre pour des injures, haine tribale, diffamation, calomnie, etc.
Toutes ces infractions sont punissables par la loi. Raison pour laquelle, tout le monde est censé se comporter et œuvrer de façon à éviter de tomber sous la rigueur de la loi.

Par ailleurs, il a mis en garde ses collaborateurs contre des sanctions auxquelles ils s’exposent au cas où ils seraient reconnus coupables des pratiques telles la complaisance, la complicité ou encore la tentative de ne pas appliquer la sanction appropriée à l’infraction commise.
Après la communication, Flory Kabange a accordé la parole à quelques Opj et Ipj qui l’ont sollicitée.
De manière générale, ils ont posé les problèmes des moyens appropriés pour bien faire le travail, de leur protection parce qu’habitant pour la plupart les quartiers périphériques de la ville, etc.

Ils ont aussi posé l’équation du phénomène «Kuluna», surtout lorsqu’il s’agit des mineurs qui sont impliqués dans cette pratique.
Il faut espérer que ces instructions ne vont déboucher ni sur les règlements des comptes politiques ni sur la confiscation des espaces de liberté acquis au prix du sang par les Congolais. Les élections que tout le monde appelle de ses voeux ne seront démocratiques que si toutes les parties concernées ont droit à la parole y compris celle de la critique.

Dom

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