Le Panu réclame son poste ministériel

 

Le Parti de l’Alliance Nationale pour l’Unité (PANU) réclame son poste – en l’occurrence le ministère de l’Economie nationale – au sein du Gouvernement de la République. Ce poste est occupé actuellement par Jean-Marie Bulambo Kilosho, un élu/Panu du Sud-Kivu, qui vient de quitter ce parti pour créer son propre parti politique dénommé PANADER. Cette information que les responsables du Panu ont confiée à notre rédaction trouve son fondement dans le profond malaise qui règne au sein de ce parti politique cher à Feu André Philippe Futa, son défunt chef. Les responsables du Panu estiment que les postes au sein du gouvernement sont répartis, après les élections de 2006, au prorata des résultats issus des urnes et des alliances entre les partis politiques. Et le ministère de l’Economie nationale est et reste un poste du quota réservé au PANU et que ne peut occuper qu’un représentant de ce parti politique et non quelqu’un qui s’est auto-exclu.

Voulant fournir plus de lumière sur le fonctionnement actuel du Panu, les responsables de ce parti ont expliqué qu’après la mort de Feu Philippe Futa, différentes résolutions prises pour gérer le parti ont donné aux parlementaires du Panu – à l’exception du Secrétaire général Justin Kalumba frappé d’incompatibilité – le droit de briguer, à tour de rôle, la présidence ad intérim du Parti pour trois mois. Malgré ce privilège, plusieurs responsables du Panu constatent que le parti vogue sur des eaux tumultueuses par la faute de certains de ses cadres cupides et irresponsables.

 

Les dirigeants officiels de Panu mis en cause

 

Les responsables de Panu accusent l’Elu/Panu du Sud-Kivu d’être l’un des responsables qui, après avoir profité du Panu, travaillent pour sa disparition. Ils précisent que Bulambo Kilosho a eu le privilège et la grâce d’exercer, en premier, les fonctions de Président national a.i. du Parti en remplacement de l’Initiateur André Philippe Futa à la tête du ministère de l’Economie nationale. Cela, concluent-ils, était normal jusque-là ; mais là où le bât blesse, c’est que, tout en occupant le poste ministériel du Panu, Jean-Marie Bulambo Kilosho s’est permis de créer, à son initiative et avec la bénédiction de certains ténors de l’AMP, son propre parti politique dénommé Panader.

Ces responsables du Panu constatent aussi qu’au sein du ministère de l’Economie nationale, leurs cadres ne représentent qu’environ 10% des effectifs du Cabinet du « ministre Panader de l’Economie ». Ils regrettent que celui-ci leur impose l’adhésion à son nouveau parti. Ils stigmatisent le débauchage des cadres. Ils donnent l’exemple du président provincial/Panu qui est devenu aussi le président provincial du Panader, dont par ailleurs, les drapeaux supplantent systématiquement ceux du Panu, à la grande satisfaction des « caciques » de l’AMP qui tiennent à confirmer, selon eux, qu’André Philippe Futa est mort avec son Panu. Alors ils dénoncent et se demandent les raisons qui poussent l’AMP et Bulambo à chercher la disparition du Panu. En outre, ils sont étonnés du silence inexplicable de Joël Bifuila, actuel président national a.i. du Panu pendant 3 mois et de Justin Kalumba, S.G. de Panu. Selon eux, le mécontentement a gagné tout l’appareil du Panu.

SAKAZ

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