Le MLC déplore la maffia politico-financière

 

Dressant le bilan 2012 de la gestion du pays par le pouvoir issu des élections très controversée du 28 novembre, le groupe parlementaire MLC et alliés avait fait savoir au président de la république et au gouvernement  que des millions des Congolais et Congolaises connaissent des difficultés immenses. Il note que ces deux institutions n’ont pas tenu leur promesses de campagne contenues dans le programme du gouvernement approuvé par la majorité parlementaire  au début de la législature.

Au cours d’un point de presse animé samedi 29 décembre dans la salle de banquet du Palais du peuple, le président de ce groupe parlementaire, Jean Lucien Busa a  affirmé que l’échec est patent dans tous les secteurs vitaux de la nation, une année après les élections.

L’élu de Budjala a déploré le fait que la misère s’est aggravée, l’angoisse alimentaire a gagné 70% des Congolais qui vivent dans la pauvreté.

Tout en faisant remarquer que le président de la République et son gouvernement ont échoué lamentablement  dans ce secteur, Bussa a démontré qu’aucune action d’envergure n’a été menée pour améliorer même de manière progressive  et sectorielle, les conditions sociales des Congolais.

 «Cette politique d’apprivoisement des Congolais se manifeste  à travers la non maîtrise par le gouvernement, des prix des biens de consommation de masses importés, le faible niveau des revenus des travailleurs, la montée des prix et la détérioration du cadre de vie», a-t-il martelé.

Quoique les données macroéconomique du gouvernement proclament  des indicateurs sains et stables, ce haut cadre du MLC dénonce le fait  que la réalité sur le terrain contredit  ce maquillage des chiffres et met à nu la maffia politico-financière entretenue par le pouvoir en place dont les premiers acteurs sont les membres des institutions politiques.

Il a ajouté que le pouvoir d’achat des Congolais  s’est détérioré davantage à la suite de la hausse généralisé des prix de biens de consommation  entre janvier 2012 et décembre 2012.

Tout en soulignant que les prix des produits sont surévalués  au regard des éléments constitutifs des prix de revient Bussa a fustigé le fait que tous les produits de consommation  importés sont vendus à au moins trois fois le prix de revient normal sous le silence complice du gouvernement. 

L’ancien vice-président de la commission économique et financière de l’assemblée nationale a également dénoncé l’inaction contre le chômage, le taux des chômeurs restant inchangé  avec 94 % des congolais en âge d’activité  sans travail rémunéré et vivant de la débrouillardise.

Pour Jean Lucien Bussa, l’aggravation de la situation sociale des Congolais est en contradiction avec la vision et l’ambition proclamées du président de la République  dans la mesure où l’amélioration attendue par les Congolais dans les secteurs  de l’eau potable, l’électricité, l’habitat, l’accès aux soins de santé de qualité et la scolarité n’ont été qu’une illusion.

Concernant la crise à l’Est du pays, le MLC soutient et privilégie  une vraie solution politique interne à travers un dialogue républicain et inclusif et dit non à l’approche de Kampala où l’opposition n’est pas associée.

Parlant de la restructuration de la CENI, Bussa s’est réjoui du fait que son groupe parlementaire  a, avec les autres groupes de l’opposition, apporté sa  contribution à des reformes majeures de cette institution d’appui à la démocratie   

 Somme toute, le groupe parlementaire du MLC  a fait observer qu’à la clôture de l’exercice 2012   , la fracture sociale s’est aggravée , l’insécurité est à son comble , la mauvaise gouvernance est de retour  , la gestion économique manque de lisibilité, le climat des affaires inquiète les operateurs économiques et le respect des droits humains relève du domaine des rêves.

Eric Wemba

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