Le Maroc relance ses échanges commerciaux avec la RDC

Dans le but de renforcer les relations de coopération institutionnelle, les activités professionnelles et les relations commerciales entre les entreprises marocaines et congolaises,  la RDC et le royaume du Maroc ont signé un protocole d’accord hier mercredi 26 juin 2013, au Fleuve Congo Hôtel. Cet accord à durée indéterminée comprend 15 articles qui portent entre autres sur les échanges d’information et d’expertise, la formation, les activités professionnelles, la planification et les bonnes pratiques, la couverture médiatique internationale, le lobbying, la préparation de plans d’action,  le comité de suivi, le financement des activités de  coopération, etc.

 

Conformément à l’article 2, les deux parties conviennent d’échanger des informations économiques et commerciales sur le marché marocain et congolais : études d’accès aux marchés, réglementation des investissements et des affaires, procédures et réglementation douanières, appels d’offres, concurrence par secteur.

Selon l’article 10, les deux parties devraient tenir des réunions régulières tous les 6 mois, dont la première au Maroc, afin d’évaluer et de définir des plans d’actions conjoints pour l’exécution des activités de coopération.

L’article 14 renseigne qu’en cas de besoin, chaque partie pourra introduire des amendements, après en avoir  informé l’autre partie par écrit et avoir obtenu un accord écrit. Les deux parties acceptent d’organiser des événements communs de relations publiques dont l’objectif est de faire du lobbying auprès des décideurs et donneurs d’ordres dans leurs pays respectifs.

Au cours de cette réunion, le président de la Chambre de commerce de la RDC, Mike Tambwe ,a fait savoir que ce n’est pas la première fois que la RDC  et le Royaume du Maroc signent un accord de coopération. C’est depuis 1960, lorsqu’ils avaient établi leurs relations diplomatiques, qu’ils avaient  conclu l’accord général de coopération économique, scientifique, culturelle et technique, l’accord en matière de promotion et de développement du secteur de l’artisanat, l’accord de coopération dans le domaine de la santé, etc. Il a indiqué que les échanges de visites gouvernementales et parlementaires confirment leur volonté de renforcer de plus en plus les relations à tous les niveaux. Il a ajouté que l’environnement macroéconomique est marqué par la stabilité des prix intérieurs et du taux de change ainsi que par le maintien de la croissance économique et structurelle. Les performances accomplies en RDC en termes de positivité des taux de croissance et de maîtrise du niveau d’inflation depuis 2000 sont devenues un vrai motif de fierté pour le pays.

Les autorités du pays travaillent hardiment à maintenir les taux de croissance à deux chiffres pour réduire la pauvreté de la moitié.  Citant la Banque centrale, le président de la chambre de commerce a indiqué qu’entre 2001 et 2011, le Produit Intérieur Brut (PIB) et l’emploi ont connu des taux réels de croissance de 5,5 et 5,85% respectivement. L’indice de production industrielle qui se rapporte au secteur secondaire a varié de 2,61% par an.

Etant donné que la coopération sud-sud demeure une priorité pour le continent africain, la  chambre du commerce de la RDC et le Maroc s’engagent à échanger et à partager leurs compétences, leurs expériences socio-économiques afin de développer un partenariat gagnant- gagnant basé sur les complémentarités entre les entreprises marocaines et congolaises.

Pour sa part, le ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies du Royaume du Maroc, Dr. Abdelkader Amara, après avoir procédé à l’ouverture de cette caravane, a indiqué que le retour de son pays en RDC pour l’organisation de cette manifestation confirme l’excellence des relations d’amitié et de fraternité qu’entretiennent les deux parties. Il a réaffirmé la volonté du Royaume du Maroc d’établir avec la RDC un partenariat dynamique. Il a soutenu qu’avec le risque de marginalisation du continent africain, l’intégration régionale est redevenue une priorité. Par conséquent, l’intensification du commerce et de l’investissement intra-africain constitue une stratégie de développement et de diversification commerciale.                               Murka

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