Le manioc : une culture traditionnelle menacée

13466924071Le Fonds des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture a ouvert, hier jeudi 24 octobre 2013 au salon Lubumbashi du Grand-Hôtel/Kinshasa, le Forum sur « l’initiative régionale sur le manioc en Afrique –centrale et orientale et enjeux pour la gestion et le contrôle de la striure brune ». Ce forum a eu  pour but de procéder à une  présentation de différentes réalisations qui ont été faites sur le manioc dans le cadre de ce projet tant au niveau de l’Afrique centrale qu’orientale. Cette rencontre a connu la présence du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Jean-Chrysostome Vahamwiti ; du Conseiller principal du Chef de l’Etat en charge de l’Agriculture et du Développement rural, Emmanuel LIBENDE ; du Représentant de la FAO en RDC, Ndiaga Gueye, ainsi que de plusieurs partenaires au développement.

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a rappelé que le manioc faisait partie intégrante du régime alimentaire de plus d’un demi-milliard d’êtres humains ;  et qu’il est une culture extrêmement stratégique, non seulement pour l’Afrique mais aussi et surtout pour la RD Congo. Cette culture est pratiquée le plus souvent  par des pauvres paysans et des femmes, pour qui, le  manioc est une source de revenus indispensables. Jean-Chrysostome a également souligné que le manioc est une culture de pointe mais vouée à des maladies complexes et ravageuses qui causent la baisse à grande échelle de sa production. Ceci constitue une véritable calamité pour ces dernières décennies. Il a déploré la faible représentativité de paysans à ce forum d’autant plus qu’ils sont les premiers concernés. Il a appelé, à cet effet, les participants à mener une réflexion qui va porter sur de nouvelles pistes de lutte contre des maladies ravageant cette culture et pour l’expansion du manioc.

Saisissant cette occasion, le Représentant de la FAO a rappelé que le manioc en tant que culture stratégique en Afrique et plus particulièrement en RDC, constitue une source de revenus pour les ménages à cause de sa forte capacité de résister à la sécheresse. La culture est moins exigeante par rapport à d’autres. Il a également confirmé que le manioc joue un important rôle dans la sécurité alimentaire de nos populations. Malheureusement, sa culture reste confrontée aux nombreuses contraintes et difficultés à l’instar de la mosaïque qui a occasionné une forte baisse de la production, soit 20 millions de tonnes en 1992. Il a également souligné que ce forum s’inscrivait dans le cadre de l’initiative régionale du manioc qui est financée par la Commission européenne er exécutée par la FAO dans sept pays d’Afrique centrale, notamment Rwanda, Burundi, Ouganda, Tanzanie, République Centrafricaine,  Gabon et réalisée en RDC dans le cadre du programme d’appui à la relance de la production du manioc. Dans ce programme, des initiatives nationales et régionales sont prises grâce aux concours de partenaires du développement et des organisations non gouvernementales.

Melba Muzola

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