Le livre «La protection de la jeunesse en droit positif congolais » présenté hier au public

Avocat au barreau de la Gombe, et féru de l’écriture ,  Me Jean Kalimonda vient de se signaler sur le marché du livre avec l’ouvrage intitulé :  «La protection de la jeunesse en droit positif congolais , état des lieux et la question au regard du droit international ». Publié en 2012  aux éditions Médiaspaul et disponible dans les différentes librairies de la capitale, ce livre a été présenté officiellement au public hier mardi 13 mai 2014 au Centre Wallonie Bruxelles (CWB). Plusieurs invités ont pris part au baptême de ce livre

La présentation de l’ouvrage a été faite par Me Christian Bulambo. On retient de ses propos que cet ouvrage de 187 pages est réparti en 14 chapitres. Il comprend une introduction , une première  partie éclate en 9 chapitres et une deuxième partie relativement courte ( 5 chapitres)  et une conclusion.

            L’auteur parle d’abord  de la famille comme élément naturel et fondamental de la société, de  l’impact au niveau  international des droits civils, du  protocole facultatif à la Convention relative aux droits des enfants. Il  examine  la Convention sur le travail des enfants, la déclaration mondiale en faveur de la survie et du développement des enfants selon la Charte africaine du bien-être de l’enfant.

Dans la seconde partie, il parle de la protection de l’enfant en droit congolais selon la Constitution du 18 février 2006. Il évoque  la protection de l’enfant congolais conformément aux droits nationaux selon les articles 2 et 3 qui préconisent l’égalité des enfants devant la loi, l’interdiction de tout acte discriminatoire à leur  égard , leur  sécurité sociale  et une protection spéciale pour les enfants en situation difficile, en période de conflit armé…..

            Il s’appesantit aussi sur la protection sociale par le Code du travail en termes de protection de la femme lors de son accouchement…

Prenant à son tour la parole, l’auteur a fait savoir que l’enfant congolais devrait être protégé au même titre que les autres enfants du monde, dans la mesure où sur le plan juridique, la RDC a adhéré à toutes les conventions sur les droits de l’enfant. Le problème pour notre pays est que ces mesures tardent  à être appliquées, a-t-il précisé.

            Comme remèdes légaux pouvant contribuer à l’épanouissement de l’enfant, il propose la récupération des enfants dits de la rue et  formule le vœu de voir  le juge les  ramener dans leurs familles biologiques, ou dans les  institutions publiques, les centres médicaux et éducatifs appropriés pour ceux n’ayant pas  dépassé 18 ans.

            En ce qui concerne d’autres mécanismes à effets préventifs, Kalimonda aimerait que  l’Etat  connaisse  les besoins de la jeunesse  et mette  en place une bonne politique salariale pour permettre aux parents de mieux éduquer et scolariser leurs progénitures.

Plusieurs questions ont porté sur le mariage des mineurs. Reprenant la parole, Jean Kalimonda a affirmé que le mineur ne peut pas contracter un mariage et doit attendre la majorité pour poser cet acte. Au cas contraire, ses parents doivent être consultés.

Originaire du Nord-Kivu, l’auteur a fait ses études secondaires  à Jomba et a obtenu sa licence en droit à l’Unikin. Il s’est spécialisé en droits de l’homme.

Myriam Bwiti ( stagiaire de l’Ifasic)

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