Le «Groupe UDPS» et Alliés pas d’accord avec Kabila

Le groupe parlementaire «UDPS et Alliés» désapprouve la convocation des concertations Nationales par le président de la République, Joseph kabila, dans son ordonnance du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des concertations nationales.

            Dans une déclaration lue par son vice-président hier, Jean Claude Vuemba  ce lundi 1er  juillet dans la concession du Palais du Peuple, ce groupe parlementaire fustige le fait que cette ordonnance présidentielle prend le contre-pied de l’esprit et de la lettre d’une part de  l’Accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013, socle de la réconciliation nationale et de l’harmonisation des rapports dans la région, et de l’autre regrette le regard fuyant jeté par ce texte sur la résolution 2098 du Conseil de sécurité qui a le mérite d’indiquer le schéma critique de la sortie de crise .

             Pour Jean Claude Vuemba , en justifiant  les concertations nationales par la nécessité d’une cohésion nationale pour faire face à une menace extérieure, l’ordonnance de Joseph kabila opère un mélange de genres qui occulte les vrais problèmes mieux diagnostiqués par l’Accord-cadre et la résolution 2098 du Conseil de sécurité .

            Il a fait savoir que son groupe parlementaire refuse de souscrire à une démarche biaisée d’un processus politique mieux décrit dans l’Accord-cadre.

            Le vice–président du groupe «UDPS et Alliés» se basant sur la résolution 2098 du Conseil de sécurité, estime  que l’initiative du dialogue devrait revenir à l’Envoyé spéciale des Nations Unies en RDC et non au chef de l’Etat qui est selon eux, partie-prenante à la crise politique.

            Parlant de la composition de ces concertations nationales, il a fait remarquer qu’en prévoyant  le dialogue politique entre les parties prenantes, la résolution 2098 du Conseil de sécurité vise un processus impliquant sur une base égalitaire les principales composante de la Nation, notamment l’Opposition , le Pouvoir , et la Société civile. L’élu de Kasangulu a dénoncé l’idée de fixer à l’avance les organes du dialogue national  contraire à la liberté d’action et d’esprit qui doit caractériser ces travaux.

            Abordant le point relatif à l’ordre du jour, le président du MPCR  a souligné que le dialogue doit refléter les aspects concrets de la crise congolaise tels que décrits dans la résolution 2098 et tels que présentés au paragraphe 5 de l’Accord-cadre qui fait mention de la résolution de la crise de légitimité parmi les huit point principaux.

            Concernant la garantie d’exécution des résolutions de ces concertations nationales, le groupe «UDPS et Alliés» pense que le mécanisme de suivie devrai être neutre et consensuel impliquant toutes les parties

            « En laissant le suivi et l’évaluation des résolutions des concertations au président de la République et aux présidents du Parlements, l’ordonnance dont question les expose à une application sélective  à des fins politiciennes  »,  ont  martelé les acteurs politiques réunis dans ce groupe parlementaire.

             Pour tout dire, le groupe parlementaire «UDPS et Alliés» refuse de participer à un simulacre dialogue qui prendrait la forme d’un congrès des forces politiques affiliées à la majorité présidentielle tant que le pouvoir ne lancera pas des signaux forts qui sont en réalité des actes de bonne foi pour décrisper le climat politique :   la libération  des prisonniers politiques et d’opinion, l’enlevement de la ceinture policière autour de la résidence du président Tshisekedi , l’autorisation des manifestation publiques , la révision de la loi portant sur certains articles de la Constitution du 18 février , la discution du contentieux électoral 2011 et des mécanismes possibles de résolution .

 

ERIC WEMBA

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