Le film de la mort de Morgan conté par le général Wafi

Invités au point de presse hebdomadaire de la Monusco, hier mercredi 23 avril 2014 en son Quartier Général à Gombe, le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies, Martin Köbler, et son adjoint en charge des opérations, le général Abdallah Wafi, ont tenu à éclairer l’opinion sur quelques sujets d’actualité parmi lesquels la controverse sur la mort du seigneur de guerre, Paul Sadala alias « Morgan ».

En effet, a rapporté le général Wafi, la Monusco a été approchée par les FARDC pour soutenir logistiquement la reddition du chef rebelle ainsi que 42 de ses hommes. S’étant rendu à Bunia lui-même pour coordonner cette opération, le général Wafi a indiqué que les autorités des FARDC avaient souhaité elles-mêmes garder contact avec les miliciens. La Monusco a seulement mobilisé 3 hélicoptères pour cette opération. « Le lundi matin, Morgan et ses 42 éléments ont pris la destination de Mambasa. En cours de route, pour des raisons non élucidées, il y a eu des combats à Sikagwe. Il y avait 100 hommes chez les FARDC et près de 10 tués dont 8 rebelles. Après 4 heures d’affrontement, le corps de Morgan nous a été amené mourant… » a-t-il raconté, tout en précisant que ce dernier a été pris en charge par un hélico médicalisé de la Monusco, mais sans succès.

Le corps étant acheminé à l’hôpital de Bunia, conclut le général, beaucoup de zones d’ombre demeurent cependant, alors que les résultats des investigations sont attendus.

Katanga : Recrudescence de conflits entre Pygmées et bantous 

En marge de cette conférence de presse, le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse a révélé que la situation sécuritaire au Katanga est aussi caractérisée par la recrudescence de conflits entre les pygmées et les bantous dans le territoire de Nyunzu. « Cela a provoqué des déplacements massifs des civils bantous dans la région. Les miliciens appartenant au groupe ethnique de pygmées ont en effet attaqué pendant la période sous examen, le village Kyadia, situé à 190 km au nord-est de la ville de Manono dans le groupement de Nsenga-Tshimbu et blessé 4 personnes. Ils ont également attaqué le village Mbayo, situé à 112 km au nord-est de Manono. Les troupes des FARDC déployés dans le secteur les ont repoussé et appréhendé trois assaillants » a rapporté le casque bleu.

100 maisons pillées et incendiées par les Bakata Katanga 

Phénomène décrié depuis plusieurs mois par l’opinion publique, les Bakata Katanga ont réapparu avec violence dans les localités situées au Sud-est du territoire de Pweto, a dénoncé le lieutenant Basse.

A l’en croire, en effet, les miliciens Maï Maï Bakata Katanga répondant aux ordres du chef rebelle Mandrakwa Kilele, ont attaqué le village Musesha, situé à 150 km au Sud-ouest de la ville de Pweto, pillé et incendié approximativement 100 maisons.

Enfin, en date du 17 avril dernier, 3 éléments armés d’AK-47 ont attaqué la procure de la mission catholique à Kongolo et kidnappé 2 prêtres. Les recherches menées dans la zone par les forces de défense et de sécurité congolaises ont permis de retrouver les deux prélats, abandonnés à environ 1 Km de la procure, sur l’axe Kongolo-Kalemie.

Edwige Bueya

(Stg/Ifasic),

Désiré Mbuyi (stg/UPN) & Tshieke Bukasa

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