Le Copirep évalue le processus de transformation des entreprises publiques

 Une année et demie après leur transformation en sociétés commerciales, les entreprises publiques du Portefeuille de l’Etat sont au centre d’un séminaire-atelier qui se tient depuis hier lundi 9 juillet à Roméo Golf, dans la commune de Gombe.
Organisé par le Copirep (Comité de pilotage de la réforme des entreprises du portefeuille de l’Etat) sous l’intitulé «Séminaire-atelier sur les étapes restantes de la transformation des entreprises publiques», il vise à évaluer le processus de transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales.
«Les présentes assises sont dédiées à l’inventaire des dernières opérations sur la voie d’entérinement de la transformation de nos sociétés commerciales issues du décret du 24 avril 2009 et dont les statuts ont été publiés au Journal officiel le 30 décembre 2010 », a déclaré le Secrétaire exécutif du Copirep Ilunga Ilunkamba, dans son allocution à l’ouverture des travaux.
Avant de reconnaître que le processus entamé a du mal à se concrétiser selon les normes en la matière.
«En effet, de nombreux mois après la publication de leurs statuts au Journal officiel, les sociétés commerciales du portefeuille de l’Etat n’ont toujours pas achevé les due-diligences nécessaires pour déterminer leur capital définitif et établir leur bilan de clôture ainsi que celui d’ouverture et de se conformer aux prescrits légaux en vigueur», a poursuivi le Secrétaire exécutif du Copirep.
Pour lui, cet état des choses est dû à la difficulté qu’éprouvent les entreprises publiques ainsi transformées en sociétés commerciales à faire l’évaluation complète de leur patrimoine et l’insidieuse problématique de la dette.
 
C’est pourquoi, le Copirep a levé l’option d’organiser un cadre de leur prise en charge à travers le recrutement des cabinets internationaux, pour assister particulièrement les six entreprises structurantes. A savoir : SCTP (Société commerciale des transports et des ports, ex-ONATRA), GECAMINES, REGIDESO, SNEL, RVA, SNCC.
Pour les autres entreprises également transformées, le Copirep a jugé bon de les placer sous la supervision du CPCC (Conseil permanent de la comptabilité au Congo).
Les discussions continuent avec le gouvernement en vue d’assurer le financement de l’opération, selon les deux options proposées par le CPCC, a laissé entendre l’intervenant.
Concernant la question de dettes auxquelles plusieurs entreprises transformées sont confrontées, le Copirep a déjà soumis au gouvernement un projet de décret sur les règles de reprise des passifs non assurables. C’était à l’issue de l’atelier tenu du 11 au 14 avril 2011.
 
«Les défis des présentes assises consistent à évaluer le niveau atteint par chaque entreprise dans le processus de transformation économique, pour établir une cartographie complète de la situation et permettre une lecture conséquente au gouvernement », a-t-il expliqué.     Ainsi grâce au concours des experts du CPCC, on sera en mesure de discerner les problèmes qui freine l’aboutissement heureux du processus et proposer des solutions appropriées dans les meilleurs délais, à l’issue des travaux de ce séminaire-atelier dont la clôture interviendra demain mercredi 11 juillet 2012.
«Avec le concours des experts du Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo, des groupes de travail seront constitués, suivant des axes déterminés, pour circonscrire les problèmes et proposer des solutions applicables avec succès dans les délais courts et contraignants ».
On renseigne, à ce sujet, qu’un canevas de présentation a été proposé à chaque entreprise concernée en vue de recueillir l’information essentielle.
Ouvrant officiellement les travaux du séminaire-atelier, la ministre du Portefeuille, Louise Munga a souligné que ces assises visaient à rendre les entreprises publiques transformées plus performantes et compétitives.
Car, le gouvernement compte faire des entreprises un moteur du développement par la croissance et de la création des emplois.
Pour cela, elle recommande à l’Etat de s’acquitter de ses dettes vis-à-vis des entreprises. Et aux gestionnaires de celles-ci, d’observer les normes en la matière.
En dehors de la ministre du Portefeuille, deux autres membres du gouvernement ont pris part à la cérémonie d’ouverture. Il s’agit du ministre des Transports et Voies de communication Justin Kalumba Mwana Ngongo, et de son collègue des Ressources Hydrauliques et Electricité, Bruno Kapanji Kalala.  
Les administrateurs délégués généraux et directeurs généraux des sociétés concernées, comptent parmi les participants.
 
Dom   

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