Le Commandant second de la Base militaire de Kitona abattu à Kinshasa

 

Le général Bikwetu Tuyenabo, commandat du Centre d’entraînement de Kotakoli, a été tué par balles par des criminels armés entre 22h30 et 23h dans la nuit de lundi 24 à mardi 25 décembre 2012, dans un triangle formé par le croisement des avenues Bompete et Mutuelle, à Kintambo/Jamaïque.

Les différentes versions des faits ne permettent pas d’établir la trame exacte de ce drame. Une chose est certaine, le général a été abattu à plus de 30 mètres de son domicile, situé sur l’avenue Bompete. A cet endroit, il prenait calmement son verre et n’était pas entouré de ses gardes de corps restés à la maison.

C’est à ce moment que des criminels en provenance du camp Luka sont venus se présenter chez un jeune cambiste qui est en même temps vendeur des cartes prépayées. Une discussion s’est engagée entre les assaillants qui lui demandaient son sac et le jeune homme qui refusait d’obtempérer à leur demande. C’est ici que le général serait intervenu pour chercher à savoir auprès des criminels « qui ils étaient ». Ces derniers auraient demandé au général « qui il était ». Il semble que le général se serait identifié comme tel et aurait menacé de faire venir ses gardes.

L’échange des paroles aurait alors cessé pour donner lieu au crépitement des balles. Le général a été touché par deux balles aux jambes et une balle à la poitrine avant de tomber sur le sol. Il a été ensuite acheminé au centre hospitalier Nganda où il est décédé des suites de ses blessures. Son corps a été acheminé, selon sa famille, à la morgue de la clinique Ngaliema.

Difficile de savoir le nombre exact des criminels, car selon les différentes versions, leur nombre varierait entre 3 et 6. Ils étaient en tenue civile mais portaient des pardessus militaires et de la police. Ils ont pu emporter le sac du cambiste après leur forfait. 

Il est aussi difficile de savoir si le général était armé ou pas. Le portail d’une maison gardée par un policier et située sur l’avenue Mutuelle a été troué par une balle et par rapport à la position du général et des bandits, la balle aurait été tirée par le général ou par quelqu’un d’autre qui serait de son côté.

Des enquêteurs, on ne sait de quel service, venus faire le constat des faits le matin, ont trouvé des traces de sang sur le chemin pris par les criminels dans leur fuite vers le camp Luka. Selon ces derniers, l’un des criminels a été touché par un projectile mais a réussi tout de même à s’enfuir.  

Quand le général était tombé à terre, ses gardes avaient en vain lancé la chasse aux criminels mais ces derniers se sont évanouis dans la nature. Les habitants de cette partie de Jamaïque ont eu du mal à distinguer les bruits des balles et ceux des pétards qu’ils avaient entendus tout au long de la journée. Quand ils ont pu discerner les deux bruits, c’était la débandade générale dans les avenues de Jamaïque qui sont sans éclairage public. Tout le monde s’est alors terré chez lui et les bruits des pétards avaient cessé.    

Jean-René Bompolonga

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