Le comité technique national se met au travail

Après l’accord conclu entre la Rd Congo, l’Angola et le Congo/Brazzaville, avec le concours de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), en juillet 2009 pour préserver les écosystèmes de la forêt de Mayombe qui s’étend sur ces trois pays, le comité technique national a tenu sa première réunion le vendredi 28 mai 2010, dans la salle Jean Paul II de l’évêché de Boma, dans le Bas- Congo. Organisée par le ministère de l’Environnement, de la conservation de la nature et du tourisme et présidée par la maire de la ville de Boma, la réunion a bénéficié de l’appui financier et technique de Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de la facilitation de l’UICN, indique le communiqué final de cette réunion parvenu hier à notre rédaction.

Comme recommandations, la réunion demande à la composante RDC de proposer un budget estimatif aux activités prioritaires retenues. Ses activités sont essentiellement relatives à la sensibilisation et à l’information sur le bien fondé de l’initiative dans les sites concernés. Il a été recommandé aussi de procéder au recensement des populations vivant sur les sites concernés et d’organiser un atelier en vue de réactualiser le diagnostic participatif de DSCRP.

Cette réunion avait pour objectifs de faire valider les activités de terrain identifiées par les différentes parties prenantes sous la coordination du responsable de la composante nationale par l’autorité administrative locale ; d’examiner et approuver les actions retenues dans le cadre du projet Fonds pour les forêts du Bassin du Congo (FFBC); de proposer un cadre de concertation nationale susceptible d’apporter des solutions durables et accroître la coopération tripartite dans le domaine de l’environnement ; de valider les critères de sélection des représentants des ONG locales membres du Comité technique national ; proposer des actions complémentaires susceptibles d’augmenter la visibilité du projet dans le Bas- Congo ; de formuler des recommandations au sujet de grandes lignes ou directives nationales devant guider l’élaboration du programme biannuel.   

Signalons que les participants ont validé certaines propositions faites lors des travaux en commission. Il s’agit de la proposition relative à d’autres sites à intégrer au projet initial tels que les réserves forestières de l’Etat, à savoir Madiokoko, Muba, Phatu et Kiphata, ainsi que le parc marin de Mangroves en vue de la création d’un corridor écologique. Ils ont validé la proposition relative au cadre de concertation nationale (CCN) élargi aux représentants de quatre territoires et aux représentants à la base de chefs de groupements. Ils ont validé aussi des critères de sélection de représentants des ONGS locales ; l’identification des ONG locales opérationnelles au niveau du district et des territoires ; la mise en œuvre de l’axe prioritaire sur l’information et à la sensibilisation à travers les radios communautaires et des ateliers ; des micro- projets relatifs à l’agriculture, la pêche, la chasse, la carbonisation et le bois de chauffe, la cueillette et le bois de construction artisanal dont les estimations budgétaires sont à proposer.      

S’agissant des participants à cette réunion, le communiqué final signale la présence du point focal de cette initiative, l’expert technique national, le coordonnateur national de la COMIFAC, madame le maire de la ville de Boma, le représentant du ministre provincial de l’Environnement, le commissaire du district assistant du Bas- Fleuve, le coordinateur provincial de l’Environnement et conservation de la nature du Bas- Congo, les représentants des organisations de la société civile et du secteur privé ainsi que les partenaires au développement tels que la FAO, WWF et UICN. 

Jean- René Bompolonga 

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