Le CNDP claque la porte de la Majorité Présidentielle

 

Un scénario bizarre  est en train de se développer au Kivu, dont les conséquences risquent d’être fâcheuses pour les populations civiles non armées.  Alors que l’attention de l’opinion est accaparée par les révélations de la MONUSCO et des experts congolais sur l’implication du Rwanda dans le recrutement, la formation et la fourniture en armes lourdes et munitions de guerre à des sujets ressortissants de ce pays, voilà que la direction politique du CNDP décide de claquer la porte de la Majorité Présidentielle.
 
Cette décision surprend plus d’un homme de bonne volonté surtout qu’elle intervient deux mois après le déclenchement de la mutinerie au sein des FARDC de certains éléments qui hier se réclamaient de cet ancien mouvement politico-militaire créé par l’ex-général de brigade L. NKUNDA aujourd’hui placé en détention au Rwanda. 
Ce départ n’est pas un fait du hasard, il rentre dans le cadre d’un plan machiavélique de déstabilisation de la RDC à partir de ses territoires de l’Est voisins du Rwanda. Cela, pour des raisons faciles à deviner car les revendications claironnées par les mutins du M23 se révélées indéfendables. Ensuite, les révélations de la MONUSCO quant à l’implication de Kigali dans la déstabilisation de la RDC sont de plus en plus confirmées par des éléments rwandais incorporés de force dans le M23 ayant été faits prisonniers ou qui se sont librement rendus aux FARDC et à la MONUSCO lorsqu’ils ont réalisé qu’on les avait trompés. De plus, les experts et activistes locaux de toutes les ONG de défense des droits de l’homme à l’instar de HUMAN RIGHT WATCH opérant depuis belle lurette apportent chaque jour qui passe des éléments de preuves matérielles démontrant le double jeu de Kigali dans ce plan machiavélique de déstabilisation de la RDC à partir des provinces de l’Est.
Ce départ n’est pas non plus précipité mais bien réfléchi, car il intervient juste au moment où sont signalées de nombreuses défections dans les rangs du M23 et du CNDP, particulièrement au niveau des cadres non rwandophones qui découvrent la réalité de ce plan dont l’objectif final vise la balkanisation du pays. De sorte qu’au finish ce mouvement politico-militaire ne regorge plus en son sein que des personnalités provenant d’une seule communauté ethnique qui cherche à se victimiser en essayant de tirer sur la corde sensible de la communauté internationale avec ce fond de commerce de génocide au Rwanda en 1994.  
 
CNDP et M23 : bonnet blanc, blanc bonnet
 
Comme les commanditaires de ce plan de déstabilisation commencent à réaliser que les revendications  du M23 sont faibles, ils passent à la deuxième phase de leur plan macabre en accusant le gouvernement de Kinshasa de n’avoir pas respecté les accords conclus le 23 mars 2009 à l’issue de la conférence AMANI de Goma. Qu’attendaient-ils depuis 3 ans pour soulever ces manquements ? Pourquoi cette agitation si soudaine à quelques quatre mois de l’ouverture du 14ème Sommet de la Francophonie ? Quels sont les points de ces accords que Kinshasa n’a pas respectés ?
 
Des faux conflits interethniques
 
De quels conflits inter ethniques parle-t-on au CNDP et au M23 ? Dans les salons politiques de la République et plus particulièrement ceux des ressortissants du Grand Kivu, les animateurs de ces mouvements politico-militaires créés de toutes pièces par Kigali tiennent à exporter l’idéologie génocidaire du Rwanda et du Burundi en RDC pour aboutir au schéma du Soudan du Sud. L’œil rivé sur les richesses naturelles de cette partie du territoire national, notamment le coltan, l’or, le pétrole, la cassitérite, le prychlore, le gaz méthane, des eaux et forêts, etc.
 
 F.M.   

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