Le Centre Antituberculeux de Kisangani réhabilité par Caritas Congo/Fonds Mondial

Kisangani, le 18 mai 2013 (caritasdev.cd) : Dr Joaquin ONDENDAKEMI, Médecin Inspecteur Provincial ai de la Province Orientale, a reçu samedi les clés du Centre Antituberculeux de Kisangani (CAT), dont la réhabilitation vient d’être achevée. Il les a à son tour remises au Dr MUSAFIRI Jean, Médecin Coordinateur Provincial du Programme de lutte contre la Lèpre et  la Tuberculose, en présence des employés de ce centre, situé dans la commune de Makiso à Kisangani, et l’invitant à l’utiliser en bon père de famille.

            Ce bâtiment comprend cinq chambres de six lits chacune, des bureaux du médecin, de l’infirmier en chef, des salles de consultation et une pharmacie, rapporte caritasdev.cd. La réception provisoire du Centre Antituberculeux Kisangani a clôturé la réunion de chantier qui a permis aux différentes parties prenantes de se rendre compte de l’exécution des travaux, conformément au cahier des charges de départ.

            En fait, ce centre a été réhabilité par l’Entreprise CONSTEQ, dans le cadre des Réhabilitations inscrites au Projet de lutte contre la Tuberculose, financé par le Fonds Mondial, et dont Caritas Congo Asbl est Récipiendaire Principal, aux côtés du Ministère de la Santé, pour son Round 9, a souligné Gabriel BUKASA, Coordonnateur de  l’Unité de Gestion de ce projet au sein de la Caritas Congo Asbl (UGP CARITAS CONGO). Rappelant les obligations de Caritas Congo Asbl pour ce projet, il a cité le laboratoire de culture pour la détection de la tuberculose multirésistante réhabilité à Mbuji-Mayi et celui devant l’être à Mbandaka ; et différents pavillons à réhabiliter au pays, notamment à Mosango (Bandundu) et Kisangani.

            « Nous avons déjà acheté tous les équipements en vue de la protection des malades et du personnel soignant contre la contagion. Il s’agit entre autres des ventilateurs pour l’aération, des respirateurs et des masques. Maintenant que le bâtiment est réhabilité, nous le ferons venir à Kisangani», a-t-il assuré. Poursuivant les responsabilités de la Caritas Congo Asbl dans ce projet, Gabriel Bukasa a aussi cité la fourniture des médicaments de 2ème ligne dont le stock est disponible et la formation assignée au CRG.

            Alidor BANGU, Ir Civil Chargé des Réhabilitations/UGP CARITAS CONGO, a précisé quant à lui les types des travaux réalisés : le colmatage des fissures sur les murs ; la remise à l’état des ouvrages d’assainissement (chambres de visite, fosses septiques), du plafond et des éléments métalliques (portes et fenêtres) ainsi que le rafraichissement du bâtiment par une nouvelle peinture. La réhabilitation a aussi touché la lutte contre l’érosion autour du bâtiment, la stabilisation de la véranda et l’ajout des escaliers et d’une rampe d’accès au bâtiment.

            Ainsi, la visite de l’ouvrage a permis au maître d’œuvre (Caritas Congo Asbl) et au bénéficiaire (CPLT) de constater que l’entrepreneur a réalisé tous les travaux prévus. Il a tout de même été établi certaines réserves pour la peinture sur la véranda ainsi que pour quelques serrures et verrous, à charge pour l’entrepreneur de corriger tous ces vices observés.Vue du CAT réhabilité par Caritas Congo/Fonds Mondial à Kisangani (Ph. GM Kamandji)

            Remettant symboliquement les clés du bâtiment au Médecin Inspecteur Provincial a.i. de la Province Orientale, le Coordonnateur de Caritas-Développement Kisangani, représentant le Secrétaire Exécutif de Caritas Congo Asbl,  a félicité la Coordination Provinciale de lutte contre la Lèpre et la Tuberculose (CPLT) pour avoir bien collaboré avec la Caritas, à travers l’Entrepreneur CONSTEQ et son Délégué à Pied d’œuvre pour réaliser ces travaux de réhabilitation. « La réhabilitation du CAT de Kisangani entre dans le cadre des activités de la Caritas Congo Asbl pour la promotion de la santé, en RD Congo », a déclaré l’Abbé Richard Watoko.

            Pour sa part, le bénéficiaire a signalé que, vu les cas de tuberculose multirésistante observés en ces jours, le bâtiment sera immédiatement occupé. Dr Joaquin ONDENDAKEMI, Médecin Inspecteur Provincial a.i. de la Province Orientale, a alors remercié le Fonds Mondial, Caritas Congo asbl, l’Entrepreneur ainsi que toutes les personnes ayant contribuée à la réhabilitation de cet ouvrage d’intérêt communautaire. Il a promis d’en faire bon usage, exhortation adressée spécialement au Médecin Coordinateur Provincial du Programme de lutte contre la Lèpre et  la Tuberculose.

            Le bénéficiaire a également émis d’autres besoins tels que le renforcement de la pression de l’eau, le raccordement au réseau électrique et la pose des antivols aux fenêtres de la pharmacie, qui n’ont pas été prévues dans le cahier des charges initial.  Il sera nécessaire d’acquérir un réservoir au sol et un château d’eau, avec un hydrophore. Il a été convenu que tous ces besoins soient motivés et envoyés dans vingt jours à qui de droit pour non objection.

Un centre important face aux cas de tuberculose à bacille multirésistant

            «Ce bâtiment abrite les activités de prise en charge de cas de tuberculose à bacille multirésistant. Il est opérationnel depuis 1958. Il servait d’abord à la prise en charge de la tuberculose de façon générale, jusqu’à la survenue des cas de tuberculose à bacille multirésistant, en 2011. C’est ce qui nous a poussé à sélectionner ce bâtiment pour s’occuper de cette délicate activité », a indiqué Dr MUSAFIRI Jean, Médecin Coordinateur Provincial du Programme de lutte contre la Lèpre et  la Tuberculose pour la partie Ouest de la Province Orientale. « Il y a des cas que nous hébergeons ici, provenant de la ville de Kisangani d’abord ; mais, nous recevions aussi ceux venant de l’intérieur de la province. Actuellement, on devait avoir trois cas. Néanmoins, il n’y en a qu’un seul. Les autres, nous pourrons les recevoir la semaine prochaine », a-t-il noté.

            A la population, il a demandé de se faire dépister contre la tuberculose le plus tôt possible. « Et une fois dépisté, il faut prendre son traitement de manière régulière et respecter les échéances pour le suivi bactériologique du traitement, à prendre jusqu’à terme. Par ailleurs, au personnel soignant, il est demandé de conserver le médicament dans de bonnes conditions, pour qu’il garde correctement et intact son principe actif», a recommandé Dr Musafiri.

            « La durée de traitement des cas de tuberculose à bacille multirésistant est de 24 mois, contrairement à la tuberculose simple (de 6 à 8 mois) », a relevé Mme Adèle Elaba, Infirmière au CAT Kisangani. Elle et ses collègues se sont réjouis particulièrement de l’annonce de l’expédition prochaine des masques de protection pour les prestataires et les malades, pour éviter toute contamination.  «Nous gardons ici  les malades des cas de tuberculose à bacille multirésistant pendant 6 mois, correspondant à la phase intensive de ce traitement », a renchéri Dr Musafiri.

Guy-Marin Kamandji

(Envoyé Spécial)

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