Le cabinet du ministre de la Justice ravagé par les flammes

Les incendies d’origine accidentelle sont devenus légion dans la ville de Kinshasa, au point qu’outre les habitations, ce sont les immeubles, les bureaux, les magasins et les usines qui ne sont pas épargnés par ce fléau qui continue à causer des ravages importants auprès des populations kinoises.
Après les usines de panification de Kinshasa à Ngiri-Ngiri, c’est aujourd’hui le tour du Palais de justice qui abrite comme on le sait, les services du parquet et du tribunal de grande instance de la       Gombe, ceux du parquet général et de la cour d’appel de la Gombe, de la documentation et des archives, le cabinet du ministre et du vice-ministre de la Justice, ainsi que ceux  du secrétariat général à ce ministère. En effet, dans la nuit de mercredi 17 au jeudi 18 février 2010, un incendie s’est déclaré au Palais de justice, précisément dans l’aile abritant le cabinet du ministre de la Justice et les services de son secrétariat général.

C’était tard dans la nuit, indique aujourd’hui un fonctionnaire du ministère de la Justice, des heures après la sortie des derniers agents travaillant au cabinet de Luzolo Bambi, que l’incendie s’est déclaré au secrétariat administratif. Les policiers qui assurent la garde des bâtiments, ne s’en rendront compte qu’à la suite des fumées qui s’échappaient de l’un des bureaux du cabinet. Il était impossible, a témoigné un autre, d’accéder au foyer par peur d’être asphyxié par les fumées.
En ce moment-là, rideaux et une partie du mobilier, étaient en flammes pendant des heures. Et la documentation, dont des ouvrages, du courrier et certains dossiers importants, était réduit en cendres. La perte est incommensurable, a laissé entendre un membre du cabinet qui a ajouté que c’est grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers de l’Hôtel de ville de Kinshasa que le sinistre a été circonscrit et le pire évité. Toutefois, l’on ne déplore aucune perte en vie humaine, ni de brûlé.
Cependant, au sujet des causes de cet incendie, un autre agent du secrétariat général, a laissé entendre que c’est probablement après des coupures intempestives de courant qu’est survenu ce sinistre.
Depuis hier matin, sur instructions du ministre de la Justice, une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine du sinistre et évaluer les pertes et dommages enregistrés par les services de son cabinet.
Hier, avons-nous appris plus tard, le vice-ministre de la Justice n’a pu accéder à son bureau à cause de l’odeur insupportable de brûlis et de la coupure de la fourniture du courant électrique. Bureaux et couloirs avaient été évacués avant qu’ils soient remis en état et que soient réfectionnées les installations électriques.
Avec cet incendie du Palais de justice, l’heure n’est-elle pas venue pour doter les immeubles de l’Etat et le siège des institutions républicaines, des équipements et du matériel anti-incendie ?

                                                                                

 J.R.T.

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