L’avenir de la RDC post 2015 en discussion

rdcLe ministre du Plan et Suivi de la Mise en Œuvre de la Révolution de la Modernité a ouvert, hier mercredi 18 septembre à Romeo Golf, les travaux de l’ « atelier de validation politique du rapport national sur les consultations de l’agenda international de développement post 2015 ».

Les participants sont appelés à proposer des options à prendre par la République Démocratique du Congo pour son développement au-delà de l’échéance 2015, date arrêtée par la Communauté internationale pour promouvoir le décollage des économies des pays en difficultés à travers les OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement).

Le document de base autour duquel les échanges vont se focaliser, c’est le rapport national sur les consultations de l’agenda international de développement post 2015. Ledit document a été élaboré à l’issue des consultations menées à travers le pays, auprès de toutes les couches de la population.

« …qu’en est-il de l’après 2016 ? C’est ici le lieu d’indiquer la volonté du gouvernement de conduire à bon port la réalisation de l’Etude Nationale Prospective. Cette dernière doit en définitive nous permettre de disposer des scenarii de développement de notre pays pour les 25 à 30 années à venir et grâce à ces scenarii, concrétiser notamment l’émergence de la République démocratique du Congo à l’horizon 2030». Le propos est du ministre du Plan, Célestin Vunabandi, qui a tenu à fixer les participants sur le contexte qui devra conduire leurs débats et échanges au cours des travaux.

Il a rappelé, à l’occasion, que la RDC fait partie des 50 pays cibles de la communauté internationale concernés par les OMD.

Avant de se poser les trois questions en rapport avec l’option à lever par la RDC pour son avenir au-delà de l’échéance 2015. Lesdites questions qu’il a qualifiées de fondamentales et faisant partie de la démarche du Secrétaire général de l’Onu en ce qui concerne l’agenda de développement post 2015. Il s’agit :

-           Faut-il maintenir les OMD dans leur forme actuelle en s’accordant simplement un délai supplémentaire ?

-           Faut-il revoir à fonds les objectifs et les indicateurs pour tenir compte des changements des priorités en matière de développement et de résultats obtenus dans la réalisation des OMD ?

-           Ou bien, ne faut-il pas en finir avec les OMD en les remplaçant par un programme entièrement nouveau axé non seulement sur le développement social proprement dit, mais également intégrant les moyens à même de permettre de mieux réaliser les OMD ?

            C’est pour répondre à ces questions que le gouvernement avait organisé les consultations provinciales et nationale de mi-décembre 2012 à mi-mai 2013 dans les 11 provinces administratives du pays, a fait savoir le ministre.

Il a rappelé, au passage, les principaux axes des OMD, à savoir  réduire l’extrême pauvreté et la faim ; assurer l’éducation primaire pour tous ; promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ; réduire la mortalité infantile ; améliorer la santé maternelle ; combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies ; assurer un environnement durable ; mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Des propositions sur des axes prioritaires à retenir après 2015 ont été faites. A savoir  promouvoir la bonne gouvernance ; consolider la paix dans la région et lutter contre les violences dégradantes ; promouvoir la justice pour tous ; réduire l’extrême pauvreté ; réduire les risques d’insécurité alimentaire ; améliorer la santé pour tous ; réduire les risques la mortalité maternelle et infantile ; assurer l’éducation pour tous ; assurer un environnement durable ; améliorer le cadre de vie des populations ; garantir un travail décent et durable à tous ; etc.

Dom 

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