L’Apukin boude le projet de protocole d’accord

Le dossier de la grève à l’Université de Kinshasa, dont la gestion est assurée depuis deux semaines par le Premier ministre Adolphe Muzito en personne, sur instruction du Chef de l’Etat, était sur le point de connaître son dénouement samedi 27 mars 2010. C’est ce week-end en effet, que devait avoir lieu la cérémonie de signature, entre le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Mashako Mamba, et l’APUKIN (Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa) du Protocole d’Accord portant sur les réponses apportées par le gouvernement, en urgence, aux préoccupations des grévistes.

Selon des sources proches du corps professoral qui se sont confiées au Phare, certains termes de ce Protocole d’accord, pourtant discutés et adoptés entre parties, n’ont pas été clairement consignés dans le document final élaboré au cabinet de l’ESU. Entre autres points qui fâchent, on signale que l’engagement gouvernemental d’allouer, à partir du mois d’avril 2010, un forfait nominal de 500 dollars américains au titre d’acompte pour les crédits voitures en faveur des professeurs est absent du texte écrit. De même, la promesse de revoir à la hausse, à partir de juillet 2010, le même forfait, n’est pas non plus couché par écrit. C’est pareil pour l’option gouvernementale visant à payer, à partir de mars 2010, le taux de 2.000 dollars américains au professeur ordinaire.

Certes, l’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN) veut bien croire en la bonne foi du gouvernement mais elle estime que des engagements écrits auraient un caractère plus contraignant pour leur signataire. Depuis samedi, c’est donc le blocage. Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, il est difficile de savoir si le ministre Léonard Mashako de l’ESU, que l’APUKIN soupçonne d’être à la base du flou entretenu autour des points névralgiques du Protocole d’accord, a pu trouver un modus vivendi avec les grévistes. On laisse entendre en effet que plusieurs bonnes volontés se seraient investies dans le dossier en vue de la sortie d’une crise qui a trop duré. Dans l’hypothèse d’un nouveau compromis, les parties pourraient se retrouver ce lundi autour d’une table pour finaliser et signer le protocole d’accord non seulement avec le ministre de l’ESU, mais aussi ceux des Finances, du Budget et de la Fonction publique..

On rappelle que selon le consensus arrêté par les parties, le salaire du professeur ordinaire  ne bouge pas. Le manque à gagner serait compensé par le fameux forfait de 500 Usd destinés à amortir les crédits-voitures.

Jacques Kimpozo

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