Langues congolaises : l’Atlas linguistique de la RD Congo actualisé

 

La salle de conférences Père Boka de la bibliothèque catholique CEPAS a servi de cadre le vendredi 1er juin, à la présentation de l’Atlas linguistique de la République démocratique du Congo, 2ème édition. Ce document est édité par le CELTA (Centre de linguistique théorique et appliquée) et le Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions Orales et pour le développement des Langues Africaines (CERDOTOLA).
Trois allocutions ont marqué marqué cette cérémonie de présentation. A savoir : le discours du directeur général du Celta le prof Daniel Mutombo, celui du secrétaire exécutif du Cerdotola, ainsi que le mot du représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire et Recherche scientifique.
Le directeur général du Celta a commencé par rappeler la genèse du développement des langues africaines en général, et nationales congolaises en particulier.
En décembre 1997 à Yaoundé au Cameroun, l’Acct (Agence de coopération culturelle et technique), devenue plus tard lOif (Organisation internationale de la francophonie) avait lancé quatre projets linguistiques visant la promotion et le développement des langues africaines dans leur cohabitation quotidienne avec le Français.
L’Afrique centrale s’était chargée de deux des quatre projets, à savoir Atlas linguistique de l’Afrique centrale (Alac) et Lexiques thématiques de l’Afrique centrale (Letac).
Etaient concernés par ces projets, les Etats suivants : Burundi, Cameroun, Gabon, République centrafricaine, République du Congo, Rwanda et Tchad.
La coordination scientifique fut confiée au Cameroun dans le cadre institutionnel du Cerdotola, dont la principale mission fut la production des documents méthodologiques  discutés et enrichis lors des sessions de concertation régulières et leurs suivis respectivement à Brazzaville, Yaoundé, Bangui et Bujumbura.
En ce qui concerne la République démocratique du Congo, les travaux avaient  commencé en  janvier 1980, sous la supervision du feu professeur de l’UPN, Marcel Kadima Kamuleta qui avait décidé de loger les deux projets à la faculté des lettres de l’université de Lubumbashi.
La coordination scientifique fut confiée respectivement au prof Crispin Maalu Bungi pour le compte de LETAC, et au prof Daniel Huta Mukana pour l’ALAC.
En 1983, l’ex-Zaïre sort les résultats des recherches menées à travers l’ensemble du territoire national.
A cette occasion t, les lexiques en quatre langues nationales dont le Tshiluba, le Lingala, le Kikongo et le Swahili, avaient été publiés, ainsi que la première édition de l’Atlas linguistique du Zaïre, inventaires préliminaires.
En 2003, les universités, instituts supérieurs, centres de recherches et divers organes de publication existants avaient mené des recherches et produit une moisson nécessitant d’être rassemblée, organisée et présentée au grand public.
Voilà ce qui a conduit à la rédaction d’une nouvelle édition en vue de corriger, compléter et enrichir la première.
Pour ce faire, le Celta et le Cerdotola devaient se concerter et les travaux étaient logés au Celta sous la coordination scientifique du même prof Crispin Maalu Bungi. 
A son tour, présentant l’Atlas linguistique de la Rdc, le secrétaire exécutif du Cerdotola le prof Charles Binam Bikoi a déclaré que «la principale caractéristique de cet ouvrage réside dans le fait  qu’il ne laissera personne indifférent en Rdc, en Afrique et partout ailleurs où il sera consulté pour ce qu’il est : un ouvrage de référence ».
Avant de vanter la qualité du travail abattu qui réside, selon lui, moins dans l’inventaire et la localisation des parlers que dans les clarifications qu’il apporte dans le débat sur la pluralité des langues de la Rdc.
« Cette publication est une preuve vitale de la recherche dans le domaine linguistique en Rdc. Les langues que nous parlons font partie de nos patrimoines culturels ».
 
Dom
 

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