Lancement de l’atelier sur la mise en oeuvre de la direction générale des écoles et formations

 

Le projet de création de la direction générale des écoles et formations de la Police nationale congolaise est soumis, depuis mardi, à l’analyse des experts, avant sa mise en oeuvre. Sont concernés par cet exercice de critique et toilettage, les responsables des différents départements de la PNC chargés des questions de la formation, les membres de la Cellule d’appropriation et de mise en oeuvre de la formation (Camo formation), les partenaires extérieurs dont les experts de la Mission Eupol RDCongo, de la Police civile de la Monusco, de l’Union européenne et autres.

A l’ouverture des travaux, au Cercle français de Kinshasa, le secrétaire exécutif du Comité de suivi de la réforme de la police représentant le commissaire général de la PNC empêché, a souligné l’importance de ce séminaire qui constitue pour lui, l’occasion de faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de la formation au sein de la police, un des volets importants du processus de la réforme de la police.

 Ce séminaire intervient, a fait remarquer le général Michel Elesse, à un moment où les différents outils de la mise en œuvre transférés du CSRP au Commissariat général, ont été capitalisés par les différentes structures de mise en œuvre qui élaborent leurs plans stratégiques. Et en tant que socle de la réussite de la réforme de la police, la formation a, à ses yeux, un rôle déterminant dans la mise en œuvre de la stratégie opérationnelle globale de la réforme qui devra répondre à trois objectifs principaux, à savoir permettre aux différents acteurs impliqués à la formation d’adhérer davantage à la logique de changement, faciliter l’appropriation de la stratégie de mise en œuvre en cours d’élaboration et parvenir à l’harmonisation des vues dans la mise en œuvre de la formation.

Pour terminer, le commissaire général de la PNC a réitéré ses sentiments de gratitude envers la Mission Eupol RD Congo qui ne cesse d’accompagner la PNC tout au long du laborieux processus de la mise en œuvre, notamment dans le volet formation.

Dans son allocution, le chef de mission adjoint de la Mission Eupol RD Congo a mis en exergue cet atelier qui poursuit deux objectifs. Il s’agit d’une part, d’informer sur les enjeux de la formation dans le cadre global de la réforme de la police, et d’autre part, présenter le projet de la Direction générale des écoles et formations, ainsi que sa vision en tant que pilier majeur de la formation au sein de la PNC.

Le commissaire divisionnaire Hervé Flahaut a noté quant à lui, que c’est par la formation que commencent la sensibilisation et la professionnalisation par lesquelles l’on aboutira à un changement de mentalités et de comportements. Il n’a pas manqué d’exprimer toute sa satisfaction et sa fierté pour le travail conceptuel accompli par les experts du CSRP, ces derniers mois dans le domaine de la formation, et d’ajouter que les réflexions des experts ont abouti à la présentation du projet de la DGEF. Avant de remercier le ministre de l’Intérieur et le commissaire général de la PNC pour leur appui et engagement continus dans les travaux de la réforme de la PNC, le chef de mission adjoint de la Mission Eupol RD Congo a fait remarquer que ce sont ces travaux engagés par la Cellule d’appropriation et de mise en œuvre de la formation et par la DGEF qui donnent à la réforme de la formation, toute son expression et prouvent, une fois de plus, que la réforme de la PNC est effectivement en marche.

Enfin, le coordonnateur de la Cellule d’appropriation et de la mise en œuvre de la formation a insisté sur les missions dévolues à sa structure dans le cadre de transfert des connaissances conceptualisées par le CSRP pour la réforme de la police. Il s’agit avant tout de réfléchir concrètement à la mise en œuvre de la formation destinée au personnel de la police, répondant aux vœux formulés par l’autorité politique, ceux de façonnée une nouvelle police nationale conforme aux exigences d’un Etat de droit, c’est-à-dire une police républicaine à l’écoute de la population, respectueuse des droits de l’homme et réellement professionnelle. Ensuite, a poursuivi le commissaire supérieur principal G. Kombozi, il revient à sa structure, la lourde tâche d’exploiter et de développer avec responsabilité, les connaissances ainsi acquises, afin de déterminer le type de formation ainsi que le type de policier correspondant, et de mettre sur pied pour chaque catégorie d’apprenants, des structures de formation adéquates.

Jrt

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