L’affaire qui secoue les milieux politiques

upcUn véhicule aux vitres fumées a été sérieusement endommagé le jeudi 10 avril 2014 dans l’enceinte de l’Université Protestante au Congo par des étudiants qui s’opposaient farouchement à l’enlèvement de l’un d’entre eux du nom de Michel TwT. Le chauffeur a été sérieusement tabassé et ce sont les agents des services de sécurité de l’Université qui lui ont évité le pire. C’est suite aux cris de « camarades O, je suis enlevé » qu’en quelques minutes, les étudiants ont accouru de partout après avoir ordonné la fermeture du grand portail pour empêcher la sortie du véhicule de l’enceinte de l’UPC.

 Au moment où nous mettions sous presses, cet étudiant de la 1ère Licence en Droit de l’Université Protestante au Congo alias «Mike Terra Nova» se trouverait entre les mains des services de sécurité intérieure après un séjour de quelques heures dans les cachots du Camp Lufungula et de l’Inspection Provinciale de la Police, où il a subi des interrogatoires serrés sur toutes les accusations portées à son endroit depuis quelques temps. Notamment des chantages sur certaines autorités politiques et administratives de la République.

            Tout est parti de la prénommée Christelle, une étudiante en Droit qui serait venue avec des hommes se présentant comme des agents de la Brigade criminelle de la Police dépêchés pour procéder à l’arrestation d’un certain Michel Twt accusé de vouloir la faire chanter à l’aide de photos la montrant en train de pratiquer la fellation sur un homme au visage caché mais qui serait un homme politique. Michel Twt  aurait exigé de Mlle Christelle la somme de six cents dollars Us pour lui permettre de payer ses frais académiques, faute de quoi il allait placer les photos compromettantes sur le site «Face book ».  Prise de panique et pour éviter d’être salie, Mlle Christelle a recouru aux services d’un homme politique pour l’aider à se sortir de ce chantage. Malheureusement, l’affaire a pris une tournure dramatique à la suite de la commission sur un campus universitaire et devant de très nombreux témoins, de l’infraction d’enlèvement.

            La victime ayant, au moment où on le jetait dans la voiture pour la conduire à une destination inconnue, crié : «Camarades, on m’enlève !», une foule innombrable d’étudiants a accouru pour porter secours à l’infortuné. Les services de sécurité de l’UPC ont réagi promptement en fermant la barrière de sortie, bloquant ainsi le passage à la voiture qui a aussitôt subi les assauts des étudiants en furie, tous déterminés à sauver leur camarade. Alertée, la police est intervenue  peu après pour conduire la victime et le commando ayant perpétré l’enlèvement au siège de la brigade criminelle. Depuis vendredi 11 avril, l’affaire est entre les mains de l’ANR qui s’est saisi du dossier pour des investigations approfondies en vue non seulement de remonter toute la filière jusqu’aux commanditaires de  l’enlèvement de l’étudiant, mais aussi pour comprendre pourquoi cet étudiant fait-il autant peur à certains hommes politiques.

            Par ailleurs, des sources fiables signalent que ces pratiques de chantage sur les hommes politiques à la faveur des photos compromettantes sont devenues monnaie courante. Les services de sécurité voudraient donc profiter de ce cas pour y mettre un terme une bonne fois pour toutes, en ouvrant notamment la voie à des poursuites judiciaires à l’endroit de tous les criminels à col blanc. Le souhait de tous est en effet de voir le droit dit et correctement dit.

            On signale que les agents de la Brigade Criminelle de la Police auraient saisi deux appareils de téléphonie cellulaire dans lesquels se trouveraient de nombreuses photos compromettantes des jeunes filles nues ou en train de pratiquer la fellation avec des hommes politiques. Les noms de quelques complices sont déjà cités : Imma, Christelle, Rosy et Vanessa, qui seraient déjà appréhendées par les services de la Police. Saisi à son tour, le Parquet de Grande Instance de la Gombe a envoyé une réquisition d’information pour ouvrir une information judiciaire à ce sujet. Dossier à suivre.

F.M.    

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