L’ADG Mbuinga accuse…

L’ADG Mbuinga de la Régie des Voies Maritimes « RVM » et  le  Président du Conseil d’Administration de l’entreprise  précitée ont eu un face à face ce lundi 31 mai 2010 avec les chevaliers de la plume et du micro au restaurant Le Délices à Gombe. Au menu : le contentieux financier entre la RVM et l’entreprise Fretin Sprl de Landu Khonde.

 Il ressort des explications fournies par le n° 1 de la RVM que ce conflit  se rapporte au dédouanement de leurs marchandises ( pièces de rechange, matériel roulant…). Fretin Sprl est l’entreprise restée longtemps leur partenaire en matière de dédouanement .  Ce litige date des années’90.
 Selon ce dernier, en novembre 1998, que des inspecteurs des finances avaient évalué ces créances à 2200000 deutches marks  et 547.670 dollars américains. Leur partenaire, s’est permis de majorer ces sommes sans raison valable.

 

 L’année suivante, la RVM paie 1400000 dollars à Landu Khonde. Le solde est de 802.034 dollars.
En 2002, l’euro fait son apparition dans l’espace européen, intervient alors la conversion des 802.034 deutches marks en 456000 euros.
 «Usant  d’intimidation, de trafic d’influence, de faux et usage de faux, Landu Khonde  est parvenu à nous faire signer un protocole d’accord  de certification. Les taux d’intérêt furent alors fixés à 60% et multipliés par quatre. La RVM qui s’était engagée à apurer régulièrement au fil des années ses créances au point d’avoir un solde de 42000 euros se voit alors en 2003. contraint de débourser plus de deux millions d’euros. Détail curieux, les preuves d’une réelle certification sont inexistantes. Faisant preuve de perfidie, Fretin nous accorda une remise de 15 %. En lieu et place de 2 millions d’euros, nous devrions payer 1932000 euros.  Et le mandataire Mbuinga de préciser qu’ils détiennent les extraits bancaires des différents paiements effectués ces dernières années.  Finalement, il restait 37 5000 euros des dettes  que nous devrions payer sur ces créances fictives» ,a-t-il indiqué.

 Exaspérés d’être tournés en bourrique, nous sommes allés en justice, a souligné Mbuinga, condamné au premier degré, notre appel fut rejeté. Entre temps, il nous a été demandé de payer 200000 euros de frais d’instance.  Comble d’ironie, Fretin, est parvenu au niveau du Tribunal de Commerce de la Gombe à obtenir la saisie conservatoire de nos avoirs. En clair, nos créanciers ne peuvent pas honorer leurs engagements. Ce coup de massue nous est tombé le 11 mai 2010. Et ce, au moment où le Chef de l’Etat se trouvait au Bas-Congo. Nous étions là aussi. En clair, ceci était fait à dessein. Fretin comptait soulever les agents de la RVM contre nous. Dieu merci, tout s’est bien passé.
 Revenant sur le gel de leurs avoirs, l’ADG de la RVM a fait remarquer que l’OCC, l’Onatra, la DGDA, risquent de faire aussi les frais de cette mesure inique.  Travaillant avec des moyens de bord et aujourd’hui asphyxiés par les mesures scélérates prises à notre endroit ,  nous craignons que d’ici peu, il y ait rareté des produits importés..
  Entre temps, la direction et l’intersyndicale ont commencé de faire la ronde des différents décideurs politiques pour plaider notre cause, a-t-il souligné. Notre message est bien capté. Nous avons fait comprendre aux syndicalistes de ne plus demander aux travailleurs de grever. Et espérons que la justice va se ressaisir.
 De son côté, le Président du Conseil d’Administration a dit que sur insistance du ministère de tutelle, ils devraient résoudre ce contentieux à l’amiable. Néanmoins, ils ne devraient pas brader les intérêts de l’Etat congolais, moins encore de l’entreprise. Curieusement, l’autre partie s’est signalée par cette histoire du 11 mai 2010.  Depuis lors, la RVM  trouve illogique de rejoindre la table des négociations.

Jean- Pierre Nkutu.

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