La VSV pour le rétablissement immédiat et sans condition du signal de la RFI

La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme(VSV) dénonce avec la plus grande fermeté la coupure, depuis samedi 31 décembre 2011, du signal de la Radio France Internationale (RFI) sur ordre du ministre de la communication et des médias de la RDCongo, monsieur Lambert Mende Omalanga foulant ainsi aux pieds, une fois de plus, la liberté de la presse ainsi que le droit à la liberté d’expression et le droit à l’information des populations congolaises et de toutes celles et tous ceux qui vivent en République Démocratique du Congo.

En effet, cette énième coupure du signal de la RFI prouve à suffisance les menaces que font peser les autorités congolaises sur la liberté de la presse, d’expression et d’opinion en s’évertuant à torpiller à souhait la fragile démocratie congolaise sous de nombreux prétextes n’ayant pour seul et unique objectif que de faire véhiculer la pensée unique et les thèses qui encensent les dirigeants du pays à longueur des journées comme le fait la chaîne nationale, la Radio Télévision Nationale Congolaise ( RTNC). Sur cette chaîne nationale,  certains cadres et partisans de la Majorité Présidentielle(MP) s’en prennent à quiconque exerce son droit à la liberté d’expression, et ce, en violation de l’article 9 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, de l’article 19 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques ainsi que l’article 23 de la Constitution de la RDCongo.
D’aucuns s’interrogent sur la motivation réelle de fameuses mesures conservatoires intempestives souvent prises en amont par le ministre de la communication et des médias ignorant même l’existence du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), seul organe de régulation des médias auquel il s’est, à maintes reprises, substitué.

Si le ministre Lambert Mende croit que le CSAC est devenu un des services de son ministère et que les animateurs du CSAC sont toujours incapables de le rappeler à l’ordre en refusant d’avaliser des mesures conservatoires frappant les organes de la presse ou ses animateurs, alors le CSAC doit purement et simplement cesser de fonctionner et doit être dissoute sans délai.
La VSV rappelle aux autorités de la RDCongo que d’énormes préjudices sont causés aux Congolaises et congolais en terme du droit à l’information en coupant le signal de la RFI qui est l’une des chaînes internationales suivies non seulement dans des villes et cités de la RDCongo, mais aussi et surtout dans des villages où aucune chaîne de télévision ou de radio congolaise n’est captée.

La démocratie ne rime pas avec la privation de l’information ou le musellement de la presse. Aussi, la VSV saisit-elle cette occasion pour dénoncer également la fermeture, à Kinshasa et en provinces des chaînes de radio et/ou de télévision appartenant à l’opposition ou aux particuliers au lendemain de la publication des résultats de l’élection présidentielle. A titre illustratif, la Radio Lisanga Télévision (RLTV), Canal Futur télévision (CF), Canal Media Channel (CMC), etc.
En définitive, la VSV exige du gouvernement de la RDCongo, le rétablissement immédiat et sans condition du signal de la RFI, la réouverture des chaînes de radio ou de télévision fermées et la cessation des actes tendant à mettre en péril les libertés de presse, d’opinion et d’expression, et ce, en vue de permettre à la population de jouir de son droit à l’information.

Fait à Kinshasa, le 06 janvier 2012.

LA VOIX DES SANS POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV).

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