La VSV pour la décongestion des prisons

prison_photoLa Voix des sans Voix pour les droits de l’homme salue la mesure salutaire prise par Madame le Ministre de la Justice et Droits Humains à travers la signature de l’arrêté d’organisation judiciaire rendu public samedi 31 août 2013, portant la mise en liberté conditionnelle de mille vingt-cinq (1025) détenus, condamnés pour des délits de droit commun en République Démocratique du Congo (RDC).

L’application effective de cet arrêté a eu comme effet positif, la libération dimanche 01 septembre 20t3, des centaines de pensionnaires de la Prison Centrale de Makala (PCM, ex CPRK) sise, Kinshasa/Selembao en RDCongo.

Il s’agit principalement des détenus condamnés pour escroquerie, vol simple et homicide involontaire ayant purgé le quart (1/4) des peines et ayant fait preuve d’amendement durant la durée d’incarcération.

Tout en saluant à sa juste valeur cette mesure de libération conditionnelle combien salvatrice, la VSV encourage le gouvernement à veiller scrupuleusement à l’application de l’arrêté ministériel pour que, non seulement tous les détenus concernés en bénéficient effectivement, mais aussi, aux fins d’assurer l’atteinte de l’objectif escompté.

La surpopulation carcérale tant déplorée dans les prisons en RDCongo se trouve à l’origine de graves difficultés de gestion et de prise en charge qu’éprouvent à titre illustratif les responsables pénitentiaires de la Prison Centrale de Makala (PCM) et ceux d’autres prisons de la RDCongo, au grand dam de leurs pensionnaires.

         La VSV saisit ainsi cette occasion pour encourager Madame le Ministre de la Justice et Droits Humains pour les efforts qu’elle ne cesse de déployer en vue de l’assainissement et l’humanisation des conditions de détention dans les milieux carcéraux en RDCongo.

         En définitive, la VSV recommande à Madame le Ministre de la Justice et Droits Humains de :

- veiller à l’application stricte et effective de son arrêté ministériel, en l’élargissant notamment à toutes les prisons et lieux de détention disséminés à travers la RDCongo ;

- prendre des dispositions impératives pour la régularisation immédiate des dossiers de certains prévenus se retrouvant en détention prolongée sans dossiers judiciaires ;

- s’investir positivement pour la libération des détenus politiques croupissant actuellement à la Prison Centrale de Makala ;

- s’impliquer davantage en faveur de la fermeture de tous les lieux de détention parallèles ne dépendant pas des Parquets.

Fait à Kinshasa, le 12 septembre 2013.

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme

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