La vérité sur l’expulsion de 500 familles à Kawama (Katanga)

 

Dans un communiqué conjoint signé par les Ong FIDH, RAID et ACIDH et remis hier aux médias tant nationaux qu’internationaux, il est fait état du refus du Groupe International Forrest de verser des indemnités financières à plus de 500 familles dont les maisons avaient été détruites en 2009 dans le village de Kawana, près de la mine de Luiswishi, dans la province du Katanga.

 Le même document présente cette firme comme commanditaire des opérations de traque de creuseurs clandestins menées par les forces de l’ordre, pourtant agissant sous les ordres des autorités civiles et judiciaires compétentes en la matière.

Le Phare, qui s’est employé à dépoussiérer le dossier, a constaté que la restitution des faits est biaisée. Certes, des milliers de creuseurs, qui avaient envahi le village de Kawana, pour mieux se livrer à des activités illégales dans la mine de Luisuishi, avaient dû être évacués de force, parce que restés longtemps sourds aux mises en demeures répétées provenant des autorités légales. Il est vrai que pour éloigner définitivement les menaces permanentes d’invasion de la mine précitée, la puissance publique avait fini par se manifester à travers les démolitions de quelques maisons dans le village de Kawana.           

Ce que les Ong qui accusent injustement le Groupe Forrest International omettent sciemment de signaler est que cette firme n’a ni armé, ni police, encore moins milice pour faire déguerpir des clandestins d’une concession minière ou décider d’évacuer des habitants d’un village d’un site jugé hautement stratégique pour l’économie nationale. En plus, la plainte qu’elles ont introduite en avril 2012 contre le Groupe International Forrest auprès du Point de Contact de l’OCDE a tourné court. Cette instance les a déboutées. Par conséquent, il serait injuste de tenir le Groupe Forrest International pour responsable des violences enregistrées au village Kawana en novembre 2009.

Pour ce qui est de la procédure imprimée au dossier, le quotidien de l’avenue Lukusa a pu noter que ce sont les plaignants et les Ong qui le soutiennent qui ont saisi le PNC (Point de Contact National) dans le dessein bien arrêté d’obtenir la condamnation du Groupe Forrest International. Aussi, l’agitation qui a gagné la partie plaignante parait inexplicable, dès lors que son verdict a été sans équivoque. Logiquement, tout le monde devrait attendre les conclusions définitives du Point de Contact Nationale avant d’approuver ou de protester. Depuis plusieurs décennies, la chasse aux clandestins par les forces de l’ordre, couvertes par des mandats ad hoc, est devenu un sport provincial dans les sites miniers du Katanga. Ce qui est arrivé en novembre 2009 s’inscrit dans le cadre de cette politique de protection du patrimoine minier provincial. Il y a de relever que pendant que des Ong des droits de l’homme tiennent absolument à impliquer le Groupe Forrest International dans les violences de novembre 2009, la joint-venture entre sa filiale CMSK (Compagnie Minière du Sud Katanga) et la Gécamines a cessé d’exister, tout simplement parce que cette dernière a racheté toutes les actions de sa partenaire.  Juridiquement, le Groupe Forrest International et sa filiale CMSK ne sont plus liés, de près ou de loin, depuis octobre 2012, avec les activités de la mine de Luiswishi. 

Les observateurs pensent qu’il est difficile d’ignorer la contribution du Groupe Forrest International tant dans la mise en valeur des ressources du sous-sol du Katanga que dans le financement des projets de développement communautaire. Dans ce créneau, cette firme figure au nombre de rares opérateurs miniers congolais soucieux du respect des recommandations de IITIE (Initiative de Transparence dans les Industries Extractives), un lobbying initié par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Le Groupe Forrest International ne ménage aucun effort pour souscrire aux principes relatifs aux investissements sociaux en faveur des populations riveraines des sites miniers. Pour ce qui est précisément de Kawana, ses actions sociales – dispensaire, points d’eau potable, maternité – lancées depuis quinze, vont se poursuive et se consolider, pour le bien des communautés locales.

En sus de son engagement social, rappelle-t-on,  le Groupe International Forrest va continuer la lutte contre le chômage, notamment à travers la création continue des milliers d’emplois, sa vocation de toujours, ainsi que l’affectation d’une parvenu des revenus de son exploitation minière dans des œuvres sociales et culturelles. Sur le terrain, ses réalisations sociales n’appellent pas de débat, tant elles sont palpables.

Jacques Kimpozo

 

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