La vague de chaleur fait des victimes

C’est depuis plus d’un mois que la ville de Kinshasa vit sous une canicule intense. On ne compte plus le nombre de familles qui passent désormais les nuits à la belle étoile à la recherche de la fraicheur de la nuit. Les maisons sont devenues inhospitalières. Raison : une petite saison sèche, généralement attendue pour le mois de février, est arrivée plus tôt que prévu. Même la traditionnelle petite pluie du jour de la Noël n’est pas tombée.

Premier constat, il ne pleut presque pas sur cette mégapole qui étouffe et qui compte près de dix millions d’habitants. Une capitale pour laquelle les plans d’urbanisation sont devenues caducs à cause des lotissements et autres constructions anarchiques, qui dans certaines communes ont ravalé toutes les zones vertes censées servir des réservoirs de carbone. Ces aires jadis protégées ont été malheureusement transformées en luxueuses villas, au détriment de l’intérêt commun et du bon sens.
Conséquence palpable sur le plan sanitaire, comme au plus fort de la saison sèche au mois de juin, il y a une forte recrudescence des maladies respiratoires qui frappent particulièrement avec virulence les enfants dont l’âge varie entre zéro et cinq ans, au système immunitaire fragile, qui ont du mal à supporter des nuits trop humides.

Ces maux de la petite saison sèche ont notamment amené des rhumes et de fortes toux qui s’accompagnent parfois de fièvre, ce, à cause de la poussière ambiante. Les hôpitaux ne désemplissent plus. Les personnes de troisième âge sont frappées aussi.
Certains centres de santé sont débordés à cause de la demande élevée. Les responsables n’hésitent plus à improviser des lits de fortune devant des parents éplorés, pourvu que l’enfant soit pris en charge.
Pour les adultes, il faut avoir de l’audace et s’armer de patience pour voyager à bord de vieux taxi-bus, généralement dépourvus d’aération. Et lorsqu’on n’en descend, comme si on ne sortait pas d’un étouffoir, tellement que tous les vêtements sont mouillés par la sueur.

Autorités aphones
Bizarrement, du coté des autorités sanitaires et des structures officielles en charge de ce secteur aucun conseil pratique n’est pas donnée à la population sur la conduite à tenir. Alors que cette vague de chaleur qui s’abat sur Kinshasa est en train de se transformer en un problème de santé publique. Comme toujours, c’est l’attentisme qui domine.

Conseils pratiques
Selon plusieurs professionnels de santé contactés par Le Phare, boire beaucoup d’eau pendant la journée reste la seule arme efficace pour éviter la déshydratation . On conseille aux parents d’avoir un œil attentif sur les enfants, de les changer régulièrement et les habiller légèrement, afin d’éviter qu’ils n’attrapent l’humidité à cause de la transpiration abondante.

A.Vungbo

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