La « TICAD V » expliquée à la presse par l’Ambassadeur du Japon en RDC

L’Ambassadeur du japon en RDC,  Yoshimasa Tominaga, a organisé jeudi 22 mai, en sa résidence de la Gombe, un dîner de presse. A cette occasion, il a expliqué aux chevaliers de la plume et aux spécialistes du micro le bienfondé de la  Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), dont la cinquième édition se tiendra à Yokohama, au Japon. Prévue du 1er au 3 juin prochain, cette conférence internationale planchera sur le thème : « Main dans la main avec une Afrique plus dynamique ».

            Pour l’essentiel, la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) est une initiative lancée en 1993, par le Japon, dans le but de promouvoir un dialogue politique de haut niveau entre les dirigeants africains et leurs partenaires, sur les défis auxquels l’Afrique est confrontée, notamment : le développement économique, la pauvreté, les conflits… Depuis son lancement, le Japon organise tous les cinq ans une conférence au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement.

            A ces jours, la TICAD est devenue le principal cadre mondial destiné à coordonner l’exécution des programmes visant à promouvoir le développement de l’Afrique, selon deux principes directeurs, à savoir : « l’Appropriation par les Africains de leur processus de développement et les Partenariats internationaux entre tous les acteurs concernés ». Ainsi donc, la TICAD vise à mobiliser la sagesse et les ressources de l’ensemble des acteurs concernés par le développement de l’Afrique, sous les concepts de l’ « Appropriation» africaine et des « Partenariats » internationaux.

            La TICAD est co-organisée par le gouvernement du peuple japonais, la Commission de l’Union Africaine, le Bureau du Conseiller Spécial pour l’Afrique de l’ONU, le PNUD et la Banque Mondiale.

550 millions USD pour la paix et la sécurité en Afrique

 

            Lors de la réunion ministérielle préparatoire de la TICAD V, tenue du 16 au 17 mars 2013, à Addis- Abeba, en Ethiopie, le pays du Soleil, a déclaré Yoshimasa Tominaga, a exprimé son intention de verser une enveloppe de 550 millions de dollars américains, afin d’assurer la paix et la stabilité en Afrique, deux conditions sine qua non  pour la croissance et la prospérité de la région.

Rappel historique de la TICAD 

 

            Lors de la 1ère  conférence (TICAD I) tenue en 1993, les co-organisateurs se sont engagés à faire remonter l’aide au développement à l’Afrique qui était en baisse après la fin de la guerre froide. De leurs côtés, les participants ont adopté la déclaration de Tokyo sur le développement de l’Afrique promettant la poursuite des réformes politiques et économiques en Afrique, le renforcement du développement du secteur privé, la coopération et l’intégration régionales, ainsi que l’exploitation des expériences des pays asiatiques pour le développement de l’Afrique.

            La TICAD II, en 1998, a abordé les défis pour le développement de l’Afrique, en traitant comme thèmes principaux : « La réduction de la pauvreté et l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale ». Cette TICAD II a établi le double principe de la TICAD : l’ «Appropriation» par l’Afrique et les «partenariats» avec la communauté internationale.

            La TICAD III, en 2003, a pris l’engagement ferme de l’initiative de la TICAD de soutenir le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) de l’Union Africaine, qui désigne un plan pour réaliser la paix, la croissance socio-économique, ainsi que le développement de l’Afrique.

            La Déclaration du 10 ème anniversaire de la TICAD, adoptée à la fin de la conférence, a renouvelé les engagements des dirigeants des pays participants pour réaliser le développement de l’Afrique, en mettant l’accent sur le concept de la sécurité humaine.

            Avec son grand thème : « Vers une Afrique qui gagne », la 4ème TICAD IV tenue en 2008 a abordé les trois domaines prioritaires, à savoir : Encourager la croissance économique ; Assurer la « Sécurité humaine », y compris la réalisation des OMDs et la consolidation de la paix, et, enfin, Traiter des questions de  l’environnement et du changement climatique.

Présentation du nouveau représentant-résident de la JICA en RDC

Profitant de l’occasion, l’Ambassadeur du Japon en RDC, Yoshimasa Tominaga, a présenté à la presse le nouveau Représentant-résident de la JICA en RDC, Obata Eihiko. Marié et père de deux enfants, le nouveau Représentant-résident de la JICA vient du Maroc à il exerçait les mêmes fonctions. Il remplace en RDC M. Eiro Yonezaki permuté en Côte d’Ivoire.

Michel  LUKA 

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