La Suisse prête à accueillir le 4è Congrès mondial

Sauf imprévu de dernière minute, c’est le 24 février courant que sera ouvert le 4ème Congrès mondial contre la peine de mort. Organisée par l’association française «Ensemble contre la peine de mort (ECPM), cette grande rencontre internationale se tiendra à Genève durant trois jours (24-26 février 2010) sous le parrainage de la Confédération suisse et en partenariat avec la Coalition mondiale contre la peine de mort.
Selon les informations en notre possession, les objectifs principaux de ce congrès consistent à renforcer la pression de la communauté internationale sur les pays qui appliquent la peine capitale, mais aussi à consolider les perspectives d’abolition dans les pays qui ont renoncé à exécuter. Aussi l’accent sera-t-il particulièrement mis sur une réflexion quant à l’implication conjuguée des Ong et des Organisations intergouvernementales (ONU, Ligue Arabe, Conseil de l’Europe, Union Africaine, Organisation internationale de la francophonie, OEA, etc.).

Le congrès réunira plus d’un millier d’acteurs de la société civile, de professionnels du droit, de personnalités politiques et de représentants d’institutions, devant des journalistes du monde entier mobilisés pour l’évènement. Une implication forte des abolitionnistes du Sud sera favorisée, avec la volonté de traduire les problématiques abolitionnistes en respect des spécificités culturelles de chacun.
D’après les informations reçues de bonne source, nous apprenons que pour cette 4è édition, plusieurs personnalités ont déjà confirmé leur participation. Parmi elles : Micheline Calmy-Rey, Conseillère fédérale et Chef du Département des Affaires étrangères de la Confédération suisse ; José Luis Zapatero, Chef du gouvernement espagnol qui assure la présidence du Conseil européen depuis le mois de janvier dernier ; Shirin Ebadi, avocate iranienne et prix Nobel 2003 ; Navanethem Pillay, Haut Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU ; Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie ; Robert Badinter, sénateur français et ancien ministre de la Justice ayant aboli la peine de mort en France. Ce n’est pas tout car, parmi les militants abolitionnistes des pays du Sud se trouvent également invités des acteurs de la société civile congolaise, bien connus pour la lutte qu’ils mènent depuis des années pour la promotion de la cause abolitionniste.

«Paroles de victimes »

Selon le programme, il est prévu une soirée de témoignages d’ex-condamnés à mort. Baptisée « Paroles de victimes », cette soirée constituera un des temps forts de ce 4ème Congrès ; qui se tiendra après ceux organisés précédemment : en 2007 à Paris ; en 2004 à Montréal et en 2001 à Strasbourg.

Germain Kadima

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