La Société civile en atelier d’évaluation du processus New Deal en RDC

 

 

 

            Le Programme de renforcement des capacités des organisations de la société civile dans la prévention et la gestion des conflits en Afrique centrale, PROGESCO, organise depuis lundi 7 janvier un atelier sur la vulgarisation, la redevabilité mutuelle et l’évaluation citoyenne du processus New Deal en République démocratique du Congo.

L’atelier se clôturera ce mercredi 9 janvier 2013.

Il faut rappeler que le gouvernement congolais avait lancé, le 16 août 2012, le processus de mise en œuvre des engagements internationaux en matière de New Deal pour la consolidation de la paix et la reconstruction de l’Etat post-conflits.

            Le présent atelier entre dans le cadre du suivi et évaluation dudit processus. Il fait, par ailleurs, suite à la première étape du processus qui avait consisté en l’analyse des conflits et des risques de fragilité réalisée par les organisations de la société civile, à l’initiative du PROGESCO, avec l’appui de World Vision et de la MONUSCO.

Les résultats des travaux avaient été versés aux résolutions de l’atelier multi-acteurs organisé par le ministère du Plan, lequel avait permis de produire une matrice nationale du spectre de fragilité du pays. On signale que cette matrice est en cours de finalisation.

            En plus, on renseigne que les organisations de la société civile avaient pris une part active à l’élaboration de cette matrice, notamment par l’analyse des conflits et des risques de fragilité, et ne comptent pas se limiter là. Mais, affichent plutôt leur détermination à accompagner le gouvernement dans la vulgarisation des résultats de l’analyse du spectre de fragilité. Le présent atelier qui réunit une quarantaine de participants dont 20 venus de l’arrière-pays, à raison de deux délégués par province, s’assigne comme objectif principal d’améliorer la prestation des représentants de la société civile dans la mise en œuvre du New Deal et des instruments de politiques nationales en Rdc.

            Il y a aussi des objectifs spécifiques : l’amélioration des connaissances des membres de la société civile sur les politiques, budgets publics et stratégies sectorielles sur le New deal ; l’initiation des membres sur les outils de vulgarisation du New deal ; la préparation des membres à s’impliquer dans le suivi et évaluation de la mise en œuvre du New deal.

             La cérémonie d’ouverture des travaux qui s’est déroulée au flat l’hôtel Los Angelos, dans la commune de Kintambo, a connu deux interventions. A savoir : le mot de bienvenue du Coordonnateur régional du PROGESCO Georges Tshionza Mata, et le discours d’ouverture du ministre du Plan lu par le directeur de cabinet, son représentant personnel.

            Le Coordonnateur du Progesco a salué la bonne collaboration qui existe depuis un certain temps entre l’Etat congolais et les organisations de la société civile.

Pour preuve, il a cité le soutien du gouvernement à la mise en place du Progesco en 2006, par l’octroi des locaux du siège régional de son programme qui s’étend actuellement sur huit pays africains.

            A son tour, le représentant du ministre a soutenu que la collaboration de l’Etat avec la société civile ne date pas d’aujourd’hui. Il a rappelé, à ce sujet, le rôle joué par la société civile, notamment à la Conférence nationale souveraine, aux négociations de Lusaka et au Dialogue intercongolais, dans l’élaboration du DSCRP, la définition du cadrage juridique de la décentralisation. Avant de louer la désignation d’un fils du pays en l’occurrence Georges Tshionza comme représentant des pays du Sud au Comité de pilotage du dialogue international sur la consolidation de la paix et la construction de l’Etat post-conflit.

Dom 

Leave a Reply