La sécurité de l’eau à la table des discussions

lac-tchadL’ouverture officielle de la 5ème réunion régionale des comités nationaux du Programme Hydrologique International (PHI) en Afrique sub-saharienne a eu lieu hier jeudi 05 juin 2014, sous le haut patronage du ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, Bavon N’sa Mputu, dans les installations de Caritas Congo, dans la commune de Barumbu. La cérémonie a connu la participation du Représentant de l’UNESCO en RDC, du représentant du vice-président du comité international PHI, du Secrétaire permanant de la Commission nationale congolaise pour la RDC, de 28 représentants des comités nationaux du PHI en Afrique Sub-saharienne et des membres du système des Nations Unies.

Dans son mot d’ouverture, le ministre a fait savoir que l’eau est un enjeu important pour la survie de l’humanité. C’est ainsi qu’il s’est dit satisfait du thème retenu pour ce séminaire, à savoir  « la sécurité de l’eau pour tous en Afrique », jugé globalisant, dans la mesure où cette rencontre va permettre de faire le point sur les acquis de la mise en œuvre de la précédente phase du programme  et de discuter des domaines prioritaires pour la mise en œuvre de la nouvelle phase. Et la réunion discutera également, a-t-il renchéri, de la gouvernance nationale et régionale du programme pour plus d’impact en Afrique.

Pour sa part, le représentant de l’UNESCO en RDC, Abdourahamane Diallo, a souligné que la gestion des ressources en eau en Afrique devrait s’inscrire dans une perspective de développement durable pour l’atteinte les OMD, comme cela été rappelé la semaine dernière à Dakar, au Sénégal, lors de la semaine africaine de l’eau tenue du 26 au 31 mai 2014. Pour cela, des efforts importants doivent être déployés par les pays africains car un grand nombre d’entre eux n’atteindront pas l’objectif  n°7 relatif à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2015, si la tendance n’est pas très rapidement inversée.

En ce qui concerne le changement climatique, Abdourahamane Diallo a spécifié que l’Afrique est le continent le plus vulnérable au changement climatique, bien qu’il contribue le moins et de très loin à la production des gaz à effets de serre, responsables du réchauffement climatique. « Les ressources en eau étant les premières ressources naturelles à être touchées par le changement climatique, les stratégies d’adaptation à la variabilité des ressources en eau doivent être au cœur des mesures à prendre », a-t-il déclaré.

            En effet, le PHI  est le seul programme intergouvernemental au sein du système des Nations Unies qui s’occupe du problème prioritaire de gestion des ressources en eau et des écosystèmes sur lesquels elles reposent. Il s’efforce aussi de réduire au minimum les risques qui pèsent sur les systèmes hydriques, en intégrant les exigences entre société, culture et développement.

Il sied de noter également que les besoins évalués par la Banque Africaine de Développement en terme d’investissement dans le domaine de l’eau pour les prochaines 20 années seraient de l’ordre de 50 milliards de dollars par an pour se donner des chances d’atteindre les objectifs de la vision 2025 de l’Afrique sur l’eau et espérer une croissance à 2 chiffres.

Myriam Iragi

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