La RDC toujours en retard dans l’homologation des normes

rdcLa RDC a célébré hier, lundi 14 octobre 2013, la Journée mondiale de la normalisation, sous le thème : «  Les normes internationales garantissent des changements positifs ».  Comme pour témoigner de son engagement à respecter les normes  et à œuvrer dans un environnement économique et industriel normalisé, la Fédération des entreprises du Congo, a organisé pour la circonstance, une manifestation symbolique à son siège, en collaboration avec l’Association pour la métrologie et la normalisation en RDC ( Apromen).

Au nom du ministre de l’Industrie, Petites et Moyennes entreprises et Artisanat empêché, son directeur de cabinet a réaffirmé la volonté de la RDC à se positionner aux diapasons de toutes les grandes nations du monde, ainsi que la détermination du gouvernement à élaborer et à appliquer les normes qui constituent des instruments de justice et à signer des traités internationaux dans divers secteurs, tels que la santé, l’énergie, les transports, les changements climatiques et la sécurité des technologies de l’information et de la communication.

Affichant quelques avancées notables, il a fait savoir que son ministère vient d’élaborer un projet de loi sur la normalisation et la métrologie qui n’attend plus que l’approbation du conseil des ministres, avant d’être présenté à l’Assemblée nationale. Et c’est dans ce même registre que le patron du cabinet du ministre de l’IPMEA a dévoilé 217 normes homologuées récemment dans notre pays, dont 134 portent sur les produits agro-alimentaires, 14 sur les grandeurs et les mesures, 44 sur les aciers,13 sur le bois, 1 sur l’évaluation de la conformité, 1 sur les sachets en plastique non biodégradable. Il en a profité pour lancer un appel pathétique à tous les Congolais pour qu’ils participent à la lutte contre les emballages en matières non biodégradables qui constituent à ses yeux, un véritable fléau pour l’environnement.

Deuxième orateur, le président de l’Apromen a plaidé pour l’instauration en RDC, de la culture de la normalisation qui devrait amener notre pays à assurer une plus grande sécurité à tous ses citoyens, tant sur le plan alimentaire, sanitaire, industriel et environnemental. Aussi a-t-il présenté sa structure, ses objectifs, ses missions et ses réalisations, avant de solliciter l’appui des pouvoirs publics et des sociétés privées, au moment où dans le monde, tous les pays aspirent à asseoir une politique nationale de la normalisation et de la métrologie. L’ingénieur Bertin Ntumba s’est ensuite étendu sur les définitions de la normalisation et de l’évolution de ce secteur d’activité dans notre pays. Il a insisté pour que la RDC à l’instar de nombreux autres pays du monde, soit dotée des normes, au lieu de demeurer à la traîne. Des efforts sont actuellement déployés dans les pays en voie de développement à travers le Réseau normalisation et Francophonie qui compte actuellement 70 membres. Il a terminé par dévoiler beaucoup d’enjeux et de nombreux défis auxquels est confrontée la RDC dans le secteur de la normalisation et de la métrologie.

Dans le cadre d’échange d’expériences, Dr Franck Otete, directeur scientifique de la société Nestlé RDC, s’est étendu sur la place des normes dans les opérations de Nestlé, avant d’aboutir au respect des normes à tous les niveaux comme un des leviers pour la croissance économique. Dans un monde où la concurrence est rude, la préoccupation majeure de son groupe est la sauvegarde de la santé de leurs consommateurs, et comme principes de base de travail, l’analyse de risques et la gestion des risques.

Un expert de l’Apromen en a profité pour annoncer l’organisation en février 2014, à Kinshasa, du Forum international «  Normes pour l’Afrique » avec à l’affiche quatre ateliers.

Notons que Jean-Luc Mpoyo, le modérateur de la manifestation, s’est réjoui de la participation de plusieurs membres de la FEC et des structures officielles intéressées par le secteur de la normalisation et de la métrologie. Le directeur juridique de la FEC a plaidé pour la création d’une dynamique au sein de son association patronale pour poursuivre les échanges et parvenir à constituer une plate-forme de réflexion.

                                                                                                                J.R.T.  

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