La RDC empoche 80 millions USD

De retour des Assemblées annuelles de printemps entre la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, a fait la restitution de cette session le vendredi 29 avril dans son cabinet de travail. A l’en croire, ces Assemblées articulées sur : « Les défis mondiaux ainsi que les solutions », ont permis au gouvernement congolais de mener une intense activité avec ses partenaires financiers notamment la Banque Mondiale(BM), le Fonds Monétaire International(FMI) et la Banque africaine de développement (BAD).

Avec la Banque mondiale, il a Co-animé avec son président, Robert B. Zoellick,  un forum où la discussion a porté sur les questions de développement des pays africains. En tant que président du Caucus africain, Matata Ponyo a reçu comme mission de défendre les intérêts des pays au Sud du Sahara.

« Ce débat a tourné autour de l’énergie, l’agriculture et les infrastructures. Ceci, au regard de l’intérêt que la Communauté internationale attache à Inga III » a expliqué l’argentier national. D’ailleurs, a-t-il ajouté, pour le G20, la mise en chantier d’Inga III serait une solution à la crise d’électricité en Afrique. Et l’évaluation faite estime le coût à 5 millions de dollars Us et seules les études pourraient atteindre les 10 millions de dollars Us.

Des discussions avec Mme Ngozi, Directrice générale de la BM, lui ont permis de faire le point sur les questions de gouvernance économique. Ici, il a rappelé que les relations entre la Rd Congo et la BM étaient tendues sur une question de gouvernance. A ce jour, les deux partenaires ont mis en œuvre une matrice dont l’exécution est très performante. Comme conséquence, l’amélioration des recettes issues du secteur naturel (mines, forêts, etc.) a été appréciée par la BM.  Le ministre a aussi eu des réunions techniques avec la Direction des Opérations pour la Rd Congo. « Sur ce point, la revue globale sur la gestion du portefeuille est très satisfaisante s’est-il réjoui.

Enfin, Matata Ponyo a aussi co-animé un forum avec le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, sur la crise des prix mondiaux des denrées alimentaires et énergétiques.  « Depuis quelques temps, il est constaté une hausse des produits pétroliers et alimentaires qui a un impact sur les économies africaines, notamment celle de la Rd Congo », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que cet impact avoisine les 70%, c’est-à-dire, lorsque les prix du riz, du poulet augmentent, l’indice général des prix est déstabilisé. Ce qui impacte sur le budget de l’Etat et sur le pacte social. Cette crise s’est  révélée comme en 2007-2008 avec la nécessité de mettre en place un groupe de travail pour une Facilité permettant aux pays d’amortir le choc. Le ministre a aussi eu des discussions avec le Département Afrique du FMI qui s’occupe de la Rd Congo et du Département fiscal. Avec le premier, le suivi du programme a été déclaré satisfaisant. Avec le deuxième, l’opportunité a permis aux deux parties de passer en revue les questions pendantes de l’administration des Finances. Le FMI a promis à la Rd Congo une Facilité pour améliorer la fiscalité dans le secteur minier.
Grâce aux performances réalisées par la Rd Congo à fin décembre 2010, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé depuis le même vendredi 29 avril la 3ème revue de l’Accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) avec succès. Cette décision permet à la Rd Congo d’empocher une somme de 80 millions de dollars Us. « Une Facilité pour améliorer la fiscalité dans le secteur minier », a indiqué le ministre.

Concernant la situation macroéconomique en Rd Congo, le ministre a fait un constat : les choses sont sur les rails. Pour preuve, illustre-t-il, les finances publiques s’améliorent au jour le jour, le solde est positif. Et pour une certaine catégorie des Congolais, le gouvernement a renoué avec le payement des salaires du 20 au 30 de chaque mois, il a déjà régularisé avec la Police et l’armée, sans compter l’enseignement primaire et secondaire. « Nous avons l’ambition  de régulariser cette situation pour que  la gestion rigoureuse profite aux Congolais », a indiqué Matata Ponyo, avant d’ajouter que les réserves de change se consolident, car on est passé de 78 millions en 2008 à 1,4 milliards de dollars Us en 2011. « Les cinq chantiers sont en activité et la rigueur permet au Gouvernement d’être en concurrence avec les bailleurs de fonds dans le financement des infrastructures de base » a-t-il conclu.

Tshieke Bukasa

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