La RDC bientôt à l’ère de la monnaie électronique

Fin décembre 2011, la RDC va entrer de plains pieds à l’ère de la monnaie électronique. Elle pourra ainsi se mettre au même diapason que les autres pays qui ont accédé à ce système de paiement ancré sur les Nouvelles technologies de l’information et de la communication.
C’est pour concrétiser ce projet cher au gouverneur de la Banque centrale du Congo qu’a été signé vendredi, à la haute direction de la BCC, l’acte d’engagement des parties prenantes intitulé « cadre réglementaire de l’activité de monnaie électronique en RDC ».

L’élaboration de cette réglementation hybride inspirée de deux modèles stratégiques différents de Kenya et de Philippines, a été confiée, à un groupe de travail baptisé « Comité mobile banking Task force ». Celui-ci comprend en son sein, des organes de l’Etat, des établissements de crédit, la Société congolaise des postes, téléphones et télécommunications ( SCPT), l’autorité de régulation des postes et communications ( ARPTC), et des opérateurs de téléphonie mobile.
«Le modèle kenyan repose sur la transaction financière proprement dite et’appelle tantôt « modèle transactionnel », tantôt « modèle non bancaire ». Le modèle philippin se rapporte au modèle dit « additionnel » ou « modèle bancaire ». Il est ainsi dénommé parce qu’il offre une gamme de services financiers aux clients des banques.

Le gouverneur de la Banque centrale qui n’a pas caché sa satisfaction pour le travail abattu, a attiré l’attention de l’opinion, sur le fait que ce projet de mobile banking représente des enjeux technologiques, commerciaux et économiques importants, qui posent des problèmes de choix opérationnels sous la pression de l’innovation.
S’il est admis que le développement des Nouvelles technologies de l’information et de la communication offre beaucoup d’opportunités au secteur financier, l’autorité monétaire relève qu’il n’en demeure pas moins que d’importantes questions relatives aux risques, continuent de se poser dans le domaine de l’émission de la monnaie électronique.

Voilà pourquoi la Banque centrale du Congo n’est pas restée indifférente à la nécessité d’approfondir la réflexion, afin d’identifier le plus clairement possible les risques y afférents. Aussi les services spécialisés de l’Institut d’émission envisagent des règles aussi bien au plan national qu’international, pour sauvegarder la maîtrise de l’émission et la gestion de la monnaie électronique en optant pour des choix rationnels par rapport à notre propre environnement.
Jean-Claude Masangu estime pour sa part que dans ces conditions, afin de mieux encadrer l’activité d’émission de la monnaie électronique et de garantir la confiance du public dans ces nouveaux instruments de paiement et par conséquent, de contribuer à la modernisation du système financier congolais, il est tout à fait normal que soient appréhendés par le nouveau cadre réglementaire différents points liés notamment à la nature de la monnaie électronique, au statut de l’émetteur et du distributeur, aux règles prudentielles de gestion, au contrôle interne et externe, ainsi qu’à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Comme prochaines étapes vers le démarrage de ce système de paiement, le gouverneur de la Banque centrale du Congo croit qu’après la grande mobilisation auprès du public, il reste entre autres, la constitution des sociétés financières spécialisées, les demandes des licences auprès de l’autorité monétaire, et la finalisation des textes opérationnels grandeur nature.
Une copie de ce texte réglementaire a été distribuée aux différentes parties prenantes.

J.R.T.

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