La NSCC contre la chasse aux «Wewa»

Jonas-TshiombelaLa Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) a organisé un point de presse mercredi 6 août 2014 à son siège, pour réagir à la mesure prise récemment par le Gouvernement Provincial de la ville de Kinshasa en ce qui concerne la limitation des heures de prestation des taxis-motos allant de 06h à 19h. Cette activité a été marquée par la présence de plusieurs conducteurs des taxis-motos opérant à Kinshasa.

            Moise Tshombela, Coordonnateur de la NSCC, a d’abord tenu à informer l’assemblée que les présidents de différentes associations réunissant les motocyclistes se sont librement affiliées à la NSCC afin que celle-ci assure leur encadrement, leur défense et leur protection face aux multiples tracasseries dont ils sont constamment victimes de la part des agents de la police commis à la circulation routière.

 

En effet, bien qu’il existe toute une organisation qui réglemente ce secteur, le coordonateur de la NSCC s’est plaint du fait que l’Hôtel de Ville prend des décisions sans la consulter. Il a estimé qu’on  doit surseoir cette mesure et dialoguer avec ces associations puisque les taxis-motos sont actuellement incontournables dans le secteur de transport et contribuent largement aux revenus de la population.

Sur la même lancée, Moise Tshombela a dénoncé les nombreuses tracasseries dont  sont victimes les motocyclistes de la part des agents de la police. Ces derniers les arrêtent avant même la fin des heures réglementaires et usent de la violence pour leur ravir les motos ainsi que l’argent.

Pour leur part, Russell Ndunzi, Président National des motards (ASMOTACO) et PardosTondele, président de l’AMC, ont donné leur point de vue sur les recommandations du gouvernement provincial concernant le port obligatoire des casques pour le motocycliste et son client, l’obligation de la plaque d’immatriculation, etc.

Concernant le port du casque surtout pour les clients, ils pensent que l’on doit aussi sensibiliser la population sur son importance étant donné que plusieurs refusent d’en porter pour des raisons hygiéniques ou par peur de contracter certaines maladies à partir de la sueur par exemple, étant donné qu’elle ignore l’état de santé de celui qui l’avait utilisé avant.

S’agissant des plaques d’immatriculation, ils ont affirmé qu’il y a demotocyclistes qui ont déjà payé l’argent recommandé pour en avoir et jusque là attendent toujours. Les motocyclistes sont disponibles d’être en règle.

Répondant à l’accusation dont sont victimes les motards en ce qui  concerne le non respect du code de la route, ils ont estimé que ceux-ci doivent être formés et recyclé avec le financement de l’Etat. Cela permettra d’avoir des motards qualifiés, ont-ils ajouté.

Face au banditisme dont on accuse les motards, les deux orateurs ont souligné que tous les motocyclistes œuvrant dans différentes associations sont identifiés. Mais ce sont souvent les militaires qui refusent de s’identifier pour des raisons inavouées. « Ce sont eux qui opèrent la nuit avec leurs armes et salissent notre réputation », ont-ils confié. C’est dans cette optique  qu’ils ont demandé au gouvernement provincial un dialogue afin de lever cette mesure le plus tôt possible.

 

Perside DIAWAKU

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