La MP et l’opposition préparées contre la tricherie

Un atelier de trois jours – allant du 20 au 22 septembre 2011 – visant la formation des formateurs des partis politiques en matière d’observation et de surveillance électorale se tient depuis hier mardi, 20 septembre 2011, à l’Hôtel Gracis, situé sur l’avenue Bongolo, dans la commune de Kalamu. Fruit de l’initiative de l’Ong Centre National d’Education Mésologique/Debout Congo (CNEM/DC), avec l’appui de la Fondation allemande Friedrich Ebert (FFE), cet atelier s’adresse à 60 militants des partis politiques à la fois de l’opposition (60%) et de la Majorité Présidentielle (40%). C’est ainsi que plusieurs partis politiques ont été conviés sur l’Avenue Bongolo, à savoir PPRD, MSR, RCD/KML, ARC, CCU, PALU, PDC, UDEMO, UDPS, MLC, UNC, UFC, RCDN, MLP, ECIDE, UN, DC, CV. Tous ces partis politiques sont à l’occasion, invités à participer à des élections transparentes et apaisées sans lesquelles, les organisateurs pensent que la pauvreté de notre peuple ne serait pas vaincue.

Prenant parole pour ouvrir cette formation – en l’absence du délégué de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) empêché – Norbert Yamba Yamba, président du CNEM/DC, a cadré les motivations et les objectifs poursuivis par son organisme. Il a noté qu’en 2006, la Rd Congo a organisé des élections présumées libres, transparentes et démocratiques qui ont abouti à la mise en place des institutions actuelles. Toutefois, il a remarqué que ces élections ont connu un taux élevé de contestation dans la plupart des circonscriptions électorales. Il a justifié cela par le fait que les partis politiques n’avaient pas non seulement déployé dans les différents bureaux de vote les témoins, mais aussi, ceux-ci n’ont pas été au préalable formés en techniques d’observation et de surveillance électorale. La conséquence logique pour lui est que la plupart des résultats ont été contestés et ont fait l’objet des contentieux dans bien des tribunaux.

Eviter la tricherie, les contestations et les guerres électorales

En 2006, Yamba Yamba constate qu’en ce qui concerne la désignation des témoins, les partis politiques n’ont pas couvert tous les bureaux de vote ; mais surtout ces témoins n’ont pas été formés à la matière. Ils n’avaient aucune maîtrise du processus et n’avaient rien fait pour donner des preuves des résultats à leurs leaders hiérarchiques pour une contestation rationnelle. Selon Yamba Yamba, cette situation confuse à fait que la plupart des députés ont été élus, d’après les observateurs avertis, par tricherie ; car, les témoins ne savaient pas les tenants et les aboutissants du processus. Et, a-t-il encore constaté, cette tricherie a déclenché une guerre frontale entre les forces des deux challengers aux élections présidentielles qui ont causé mort d’hommes dans la ville de Kinshasa.

Toutes ces raisons ont poussé que le CNEM/DC à organiser cette formation pour contribuer au renforcement des capacités des formateurs des témoins électoraux, membres des partis politiques en techniques d’observation et de surveillance électorale avant, pendant et après les élections. Cette ONG espère qu’à la fin de cette formation, 80 % des participants à la formation appliquent leurs connaissances et rendent un rapport au CNEM/DC faisant preuve de leur engagement sur le terrain. Enfin, elle a expliqué que l’impact de cet atelier devra être apprécié lorsqu’au moins 70% des élus de 2011 de l’Assemblée nationale et des Assemblées provinciales seraient élus dans des conditions normales sur base des élections transparentes et apaisées.

Par ailleurs, dans la salle de formation, la Fondation Friedrich Ebert était représentée par Mr Mirko Herberg, représentant résident en Afrique de l’Ouest ainsi que par Mme Suzan-Bamuh, son assistante. Prenant la parole, Mirko a dit sa joie de se trouver en Rd Congo pour cette occasion. Car grâce à cette initiative, a-t-il remarqué, la FFE apporte sa modeste contribution à la progression du processus démocratique tant recherché par les citoyens congolais. Il a aussi mis à profit cette occasion pour retracer à l’intention des participants, l’historique de l’enracinement de la démocratie dans son pays. Il a conclut que cela n’est jamais donnée aux citoyens mais qu’elle doit être gagnée de haute lutte.

SAKAZ

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