La mort frappe au beach ex-Onatra

IMG_0643Les habitués du beach de l’ex-Onatra (actuellement SCPT), les malades du centre médical de cette société ainsi que les résidents du Building du 29 juin, communément appelé « INSS », dans la commune de la Gombe, ont entendu une forte détonation hier mardi 25 février 2014 autour de 13 heures. Pendant que chacun cherchait à savoir ce qui se passait, on a vu détaler à toutes jambes un homme et une femme, sortis d’un dépôt réservé aux marchandises en partance ou en provenance de Brazzaville, au fond duquel est logée une vieille cabine « Moyenne Tension ». Ledit dépôt est situé sur l’avenue Gécamines, parallèle à l’avenue Lukusa, sur le flanc arrière du Building du 29 juin.

Pendant sa fuite, l’homme, connu sous le prénom de Samuel, a eu le temps d’alerter tout le monde sur le terrible coup du sort qui venait de frapper son « collègue » de service, le nommé Jacques Kasongo, porteur de bagages comme lui, mort sous le choc d’une forte décharge électrique. L’on allait apprendre un peu plus tard que sa compagne de fuite n’était personne d’autre qu’une certaine Angèle, présentée comme la propriétaire du dépôt et tenancière d’un restaurant de fortune fonctionnant juste à côté.

Aussitôt après que la terrible nouvelle était lâchée, une grande foule a convergé vers le lieu du drame, où l’on a trouvé le corps sans vie de Jacques Kasongo sérieusement brûlé. Alertés certainement eux aussi, les techniciens de la SNEL ont coupé le courant à partir du poste d’alimentation du secteur, appelé Quartier Révolutionnaire. Des policiers et des éléments de la Croix-Rouge sont arrivés dans la foulée, pour la sécurité des lieux et du cadavre, autour duquel se bousculaient de nombreux curieux, principalement des bagagistes du beach ex-Onatra.

Selon les informations recueillies par Le Phare, le drame s’est produit au moment où le pauvre Jacques Kasongo voulait retirer un paquet de barres de fer appartenant à un voyageur en partance pour Brazzaville, qui l’attendait au beach. Il doit certainement avoir commis un faux pas et touché aux installations électriques. C’est du reste sa fausse manœuvre qui a provoqué la détonation entendue dans ce périmètre.

L’on a appris aussi qu’Angèle, propriétaire du dépôt a été finalement arrêtée par la police pour besoin d’enquête. Le cadavre de Jacques Kasongo n’a pu être évacué que vers 15 heures, pour la morgue de l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa. L’infortuné porteur, âgé de 51 ans, laisse une veuve et huit enfants. Il résidait sur la rue Benamukwele n° 132, quartier 5 (Mapela), dans la commune de Masina. La question restée en suspen est celle de savoir pourquoi une cabine «Moyenne tension» n’était pas protégée. Qui a décidé de transformer un site aussi stratégique en dépôt?                          Corinne Kikuma, Mado Mbungu et Ruth Buanga

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