La Monusco répond à MSF : « Ce sont ces mêmes ONG qui se tournent vers nous quand ça ne va pas… »

IMG_7755Le porte-parole de la Monusco, Madnodje Mounoubai, a fustigé, hier mercredi 10 juillet 2013, les propos contenus dans le dernier communiqué de l’ONG humanitaire, Médecins Sans Frontières(MSF), accusant l’Onu d’entretenir la confusion à l’Est de la RD Congo. En somme, rappelons-le, selon Bertrand Perrochet, Chef de Mission MSF en RDC, les Nations Unies entretenaient déjà cette confusion des genres en « imposant des escortes armées aux agences humanitaires de l’Onu pour se rendre dans certaines zones ou en présentant publiquement des actions d’intérêts communautaires menées par ses troupes armées comme des actions humanitaires ».

            Réagissant à cette prise de position, le porte-parole onusien a indiqué que MSF a manqué de respect à l’ensemble de ses collègues humanitaires. Cela se ressent, souligne-t-il, dès la première ligne de cette communication lorsque MSF déclare qu’à Goma, au Nord-Kivu, près d’une centaine d’acteurs humanitaires « déambulent » dans des véhicules aux logos divers et variés. A l’en croire ce verbe « déambuler » équivaut à « errer », « vagabonder », « divaguer », « trainer », etc., et ne reflète nullement une action de travailler !

            Aussi, ajoute Mounoubai, ces écrits de MSF entretiennent un tas d’amalgames. Lorsque, explique-t-il, MSF présente les missions des Nations-Unies dans les Kivu comme étant celles d’« aider, protéger et combattre », lui ne trouve pas le sens de cette phrase car il s’agit justement des missions assignées à la Monusco ! « Ce sont ces mêmes ONG qui nous font procès et c’est vers nous qu’elles se tournent quand ça ne va pas… » a-t-il clamé.

            En tout état de cause, Madnodje Mounoubai, a déclaré ne pas bien comprendre l’objectif de ce que MSF demande exactement dans son courrier. Quant à sa structure, insiste-t-il, elle a un mandat et fait de son mieux pour atteindre son objectif en travaillant efficacement à cet effet.

            Concernant l’imposition d’escorte armée aux agences humanitaires, la Monusco a déclaré qu’il ne revient pas à MSF de lui dicter sa façon de travailler car il lui revient aussi les responsabilités de protéger. «Nous ne déployons pas nos troupes en fonction de MSF mais de nos besoins ! », a-t-il conclu.

            Tshieke Bukasa

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