La Monusco est formelle : la cartographie des axes non sécurisés impossible

«Il est difficile d’établir la cartographie des axes sécurisés et non sécurisés dans l’Est du pays. Un axe sécurisé aujourd’hui ne peut plus l’être demain ou dans une semaine », a déclaré hier lors de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies le porte- parole militaire de la Monusco, le lieutenant- colonel Félix- Prosper Basse. Il répondait ainsi à une question consistant à connaître la cartographie des axes non sécurisés à l’Est du pays où il serait difficile aux candidats de battre campagne.
Il estime que la sécurité des candidats est du ressort de la police nationale congolaise qui a été formée à cette fin. Il a ajouté : « Les FARDC et la Monusco renforcent la présence de la police là où le besoin se fait sentir ».

Les FARDC et la Monusco travaillent la main dans la main depuis plusieurs années. Leur « coalition » n’a pas apporté la paix tant attendue par les Congolais dans plusieurs coins du pays. Pour bon nombre des compatriotes, c’est du « déjà entendu » et il n’y a rien de bon à espérer de ce côté-là.
Tout compte fait, il est maintenant clair et net que les Congolaises et les Congolais s’acheminent lentement, mais sûrement vers des élections non transparentes, non crédibles et non apaisées. La Monusco a levé toute équivoque hier à ce sujet.

Les candidats, tant de l’élection présidentielle que des législatives, sont ainsi invités à être sur leurs gardes. Rien n’est sûr. Ce qui est vrai à l’Est l’est aussi pour le reste du pays. Car si les forces négatives sont omniprésentes dans les provinces de l’Est, à l’Ouest, et à Kinshasa particulièrement, la Ligue des jeunes du PPRD est là pour créer l’insécurité au vu et au su de la police nationale congolaise. Les candidats doivent s’assurer au préalable que rien de grave ne leur arrivera sur les axes qu’ils vont emprunter durant leur campagne.

Ce qui est vrai pour les candidats l’est aussi pour les urnes. Tout peut arriver. Un centre de vote se trouvant sur un axe non sécurisé est à coup sûr à la merci de n’importe quel aventurier. Bien des urnes connaîtront des bourrages. D’où les résultats des élections ne refléteront en aucune manière l’expression de la volonté populaire.
A ceci, il faut ajouter l’opacité qui règne sur le serveur central de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Malgré des morts et malgré le sang qui a beaucoup coulé, la CENI maintient fermement l’opacité de cet instrument qui devrait être à la portée des partis politiques. Un peuple averti en vaut…

Jean-René Bompolonga

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