La Monusco entame sa cure d’amaigrissement

 Le contingent sénégalais de la Monuc basé à Kisangani plie déjà bagages. Ce contingent fort de 461 hommes, devra quitter le territoire congolais d’ici le 25 juin 2010. Ce sont là les retombées de la dernière mission que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Alan Doss, vient d’effectuer du 16 au 17 juin, au chef-lieu de la Province Orientale.

En effet, au cours de cette mission, Alan Doss a pu mettre la main sur les derniers réglages du démarrage effectif de l’opération de dégraissage des effectifs de la Monuc en RDC.

Cette cure d’amaigrissement de ses troupes, intervient à la suite de la volonté maintes fois exprimée par Kinshasa et à l’issue d’une série des discussions intervenues dernièrement entre les autorités congolaises et les responsables de la Mission des Nations unies en RDC et qui ont abouti à la redéfinition du rôle de cette dernière en Monusco ( Mission des Nations unies pour la stabilisation et la consolidation de la paix au Congo ). 

Signalons qu’avant de boucler sa mission à Kisangani, l’ancien chef de la Monuc, Alan Doss, a rendu hommage au contingent sénégalais, et exprimé à cette occasion, toute la reconnaissance du secrétaire général des Nations au Sénégal pour l’exemplarité du travail accompli dans notre pays.

En effet, depuis son premier déploiement en avril 2001 en RDC, ce contingent sénégalais a servi d’unité de protection au Katanga. Il sera ensuite déployé à Mbandaka, dans la province de l’Equateur, à Ilebo, au Kasaï occidental et à Manono, au Katanga, pour être basé finalement en 2004 à Kisangani, dans la province Orientale.

Partout où il est passé, on laisse entendre que ce contingent a laissé de bonnes impressions tant au niveau de la population locale que des autorités provinciales.

Toutes les actions accomplies dans le cadre des missions confiées au contingent sénégalais, a-t-il souligné,  ont contribué dans une large mesure à la réussite globale du mandat de la force des Nations unies en RDC. Cependant, devait-il relever, le travail n’est pas terminé, avant d’ajouter que la Monusco devra continuer à soutenir les efforts du gouvernement congolais pour assurer la protection des populations civile. Pour lui, toute décision supplémentaire de réduction de la force par le Conseil de sécurité, se fera sur la base d’évaluations conjointes avec le gouvernement congolais de la situation sécuritaire dans les territoires sensibles.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies a pour terminer, insisté une fois de plus, sur le partenariat actif devant exister entre la Monuc et les autorités congolaises. Car, pouvant contribuer à la stabilisation et à la consolidation de la paix en RDC, comme l’a recommandé le Conseil de sécurité dans sa résolution 1925.              

   J.R.T.

 

 

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