La Monusco dénonce le recours aux policiers non formés

Les incidents survenus ces jours-ci à Kinshasa ont dominé la conférence de presse hebdomadaire des Nations unies d’hier mercredi 7 septembre 2011. A une question en rapport avec l’efficacité des policiers formés par la Monusco, Madnodje Mounoubai, le porte- parole de la mission onusienne a été clair : « Sur les 36.000 policiers opérant dans la ville de Kinshasa, 6.000 ont été déjà formés aux techniques de contrôle de foule. Mais les policiers formés n’ont pas été affectés à l’encadrement lors des manifestations qui ont eu lieu ces jours-ci à Kinshasa. Le gouvernement a décidé de recourir à d’autres unités que celles qui ont été outillées dans la maîtrise de la foule ».

Pour le porte- parole onusien, l’utilisation des forces ne dépend pas de la Monusco, mais plutôt du gouvernement congolais. Sur ces incidents, il a rappelé que la Monusco a publié un communiqué de presse mardi dernier dans lequel « elle déplore la vague d’incidents violents survenus ces derniers jours non seulement à Kinshasa mais aussi dans plusieurs localités du pays. » La Monusco, a-t-il dit, demande enfin aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la liberté d’expression et assurer la protection de l’intégrité physique des personnes et de leurs biens ».
S’agissant de la formation de 30.000 autres policiers, le porte- parole de la Monusco a déclaré que ce n’était pas seulement de la responsabilité de la Monsuco, mais également du gouvernement congolais, mais le souhait de la Monusco est qu’ils soient tous formés.

Toujours en rapport avec la sécurité de la ville de Kinshasa, la Monusco est en train de réfléchir pour développer un plan des contingences de la ville de Kinshasa. A cet effet, elle compte réduire l’effectif de ses casques bleus à l’Est du pays pour les déployer à Kinshasa.
A une question relative à l’échec de la section des affaires politiques par rapport aux actes posés par les politiciens congolais, Madnodje Mounoubai a déclaré que « la section des affaires politiques discutent avec les acteurs et les partis politiques, mais elle ne leur dicte pas leurs actes. Les acteurs politiques congolais sont responsables de leurs actes. Le fait de discuter avec eux ne signifie pas que nous leur dictons leurs actes. »

Jean- René Bompolonga

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