La Monusco accuse : le M 23 viole, pille et tue !

images « Dans les régions du territoire de Rutshuru occupées par le M23, les enlèvements de civils, les viols, les meurtres ainsi que les pillages récurrents perpétrés par les éléments de ce mouvement rebelle, demeurent une source de préoccupation majeure au plan sécuritaire et à celui du respect des Droits de l’Homme » Cette inquiétude de la Monusco a été exprimée à haute voix, hier mercredi 3 juillet 2013 lors de son rendez-vous hebdomadaire avec les professionnels des médias congolais dans son quartier général à Kinshasa.

         En effet, a rapporté le porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, en date du 25 juin 2013, des informations reçues de sources concordantes au poste opérationnel de la MONUSCO de Katale, ont fait état du viol d’une mineure de onze (11) ans dans cette localité, située à 50 kilomètres au Nord de Goma, par deux éléments du M23. « Les coupables ont été arrêtés par le commandement de ce groupe rebelle et transférés vers ses positions des ‘’Lignes de la Cavalerie’’, dans la région de Rumangabo ; tandis que la victime a été admise à l’hôpital de Rutshuru», a-t-il précisé.

         Le même jour, les éléments du M23 qui pillaient la localité de Kabaya, situé à 5 kilomètres au Sud-est de Katale dans le territoire de Rutshuru, ont blessé une femme qui a été admise à l’hôpital de Rutshuru dans un état critique. A la même date, 2 éléments du M23 qui tentaient de piller 2 motocyclistes en déplacement sur l’axe Kalengera-Kako, ont volontairement ouvert le feu et blessé ces derniers à 60 kilomètres au Nord de Goma. L’un d’entre eux, grièvement blessé, a été admis à l’hôpital de Rutshuru, et l’autre évacué vers le centre de santé de Kalengera pour sa prise en charge médicale.

         Par ailleurs, le 30 juin 2013, les rapports font état d’un (01) Pasteur qui a été tué par les éléments du M23 au

quartier Murambi à Rutshuru-centre alors qu’il revenait d’une séance de prières avec les patients du centre de santé local. « Ce crime a causé la panique au sein de la population locale, qui a déserté les rues. Le corps a été déposé à la morgue de l’hôpital général de Rutshuru par un groupe de jeunes » a indiqué le casque bleu onusien.

         En outre, a ajouté Felix Prosper Basse, le 2 juillet 2013, la Force de la MONUSCO a déployé de toute urgence une unité de réaction rapide, pour mettre un terme aux pillages commis par les rebelles du M23 contre les populations civiles de Kanyaruchina. Un Capitaine du M23 a été appréhendé durant cette intervention.

         Il convient de souligner à la suite de la Monusco que le mouvement rebelle du M23 se trouve à ce jour confronté aux multiples désertions observées dans ses rangs ; ainsi qu’aux attaques répétées menées contre ses positions par les éléments du groupe Mayi-Mayi Nyatura et d’autres forces négatives présentes dans le territoire de Rutshuru.

         Quant à la MONUSCO, apprend-t-on, elle continue de déployer ses patrouilles intensives aériennes, motorisées et à pieds dans les régions de la province, dans le but de dominer le terrain, relever les violations des Droits de l’Homme et assurer la protection des populations civiles.

         A cet effet, par le biais de la Brigade du Nord-Kivu, la Force de la MONUSCO poursuit sans répit ses six (06) opérations unilatérales dénommées : « Wide awake » (Réveil total), « Formidable » (Formidable), « Blue Redoubt I & II » (Forteresse bleue I & II), « Strong Flank » (Flanc rigide), « Blue Eagle » (Aigle bleu) et « Silent Guns » (Armes silencieuses), dans le but de contrer toute menace des groupes armés contre la ville de Goma, notamment le M23.

         Dans le but de maintenir la paix et la stabilité dans la ville de Goma, où le Plan de Sécurité Interne a été activé au niveau moyen de la menace sécuritaire, la MONUSCO y a déployé dans le cadre de l’opération « Wide awake » (Réveil total) des patrouilles d’intervention rapide.

         Elles sont chargées de surveiller la situation sécuritaire dans plusieurs régions de Goma et d’y assurer la protection des populations civiles, des déplacés et des installations des Nations Unies. Elles sont déployées notamment dans les camps des déplacés de Mugunga I, III, et du lac Vert ; sur la colline et à l’aéroport de Goma.

Tshieke Bukasa

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