La ministre Lukiana pour la « Tolérance zéro » contre l’attentat à la pudeur

Le monde entier célèbre ce lundi 8 mars la Journée internationale de la Femme. Le thème retenu cette année 2010 est : « Egalité des droits, égalité des chances :un progrès pour tous ».

Au plan national, le thème choisi est « Le progrès pour tous, par la parité Homme-Femme, dans un Congo cinquantenaire ».

 Dans un message à la Nation en marge de cette Journée, la Ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, a fait savoir que la commémoration de la Fête de la Femme 2010 revêt un caractère particulier en République démocratique du Congo du fait qu’elle coïncide avec la célébration du Cinquantenaire de l’indépendance nationale. Avant de qualifier l’événement d’opportunité historique pour la mise en œuvre de la parité Homme-Femme dans tous les secteurs de la vie nationale. D’où la nécessité pour la femme congolaise de saisir ladite opportunité afin de renforcer sa détermination à « Agir pour bâtir ».

Marie Ange Lukiana a indiqué aussi que 2010 coïncide avec plusieurs anniversaires de nombre d’instruments juridiques internationaux déjà ratifiés par la Rdc. Face à tous ces engagements, la ministre s’est posée deux questions.

 La première : quel est le visage de la femme congolaise 50 après l’indépendance ? Et d’y répondre : «oui, l’on peut reconnaître que la situation de la femme a connu beaucoup d’avancées significatives. Car, la femme a eu accès dans plusieurs domaines de la vie au même titre que son semblable masculin». En plus, elle a   remercié la femme congolaise pour s’être vraiment impliquée dans la consolidation de la paix au pays. Cela se remarque à travers son absence dans le leadership des chefs de guerre. « En 50 ans, aucun chef de guerre femme ! », fait-elle observer.

De même, elle a fait remarquer que près de 80% des ménages doivent leur survie sociale  aux activités générées par des femmes. La deuxième question qu’est-ce que la Nation en retour a donné à la femme en terme de résultats éclatants et spécifiques d’une manière déterminée ?

La réponse est positive parce que la ministre reconnaît que des efforts ont été menés, particulièrement dans le domaine du statut juridique et social ainsi que dans celui de la reconnaissance de l’égalité des droits et des chances, etc.

M.A Lukiana réfute les dires de certaines langues qualifiant la fête de la femme de simple slogan. «Non, réplique-t-elle, elle est une opportunité, un rappel pour toutes les Congolaises et Congolais de poursuivre un combat pour la reconnaissance de la dignité de la femme, de ses droits autant que son partenaire masculin».

C’est pourquoi, le thème de l’année passée et qui demeure toujours d’actualité, était : «JE DENONCE». Il se rapportait à la lutte contre les violences (sexuelles) faites à la femme.

Raison pour laquelle elle en appelle à la continuation dudit thème. Mais cette fois-ci contre les violences morales faites à la femme, à l’enfant et à la famille à travers les danses, publicités et théâtres obscènes. « Lesquels instaurent d’une manière honteuse le strip-tease et la médiocrité dans la rue ; faisant à tout bout de champ la sublimation du sexe au détriment du développement du cerveau », poursuit-elle. Avant de rappeler que l’attentat à la pudeur est proscrit par la loi et requiert la réponse intrinsèque de la tolérance zéro. 

Dom     

 

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