La ministre du Genre appelle les Etats à améliorer l’accès à la justice

Geneviève Inagosi, ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, a procédé hier au salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa à l’ouverture de la consultation de haut niveau des ministres de la Justice et du Genre des Etats de la Région des Grands Lacs sur les violences sexuelles basées sur le genre et le lancement de la campagne  « tolérance zéro contre les VSBG». Cette cérémonie solennelle a été marquée par la présence du vice- ministre du genre de la République de Tanzanie, du secrétaire exécutif adjoint de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs, des coordonateurs nationaux, de la présidente du forum régional des femmes, des représentants des Etats, des délégués des organismes internationaux et de la société civile.
 Dans son allocution, la ministre du Genre, Famille et Enfant a émis le vœu de voir cette rencontre poser les bases solides d’une élimination conséquente de toutes les formes des violences sexuelles qui causent la désolation dans notre région des Grands Lacs.

 « Ce fléau doit être combattu par tous les Etats », a-t-elle martelé, avant d’appeler les pays membres, les organismes internationaux et les structures régionales à poursuivre les efforts pour faciliter l’intériorisation et la matérialisation de l’exaltante stratégie commune de stabilisation régionale qui est promue dans le cadre de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Elle a loué la bravoure de la femme en République Démocratique du Congo et en Afrique qui continue à mettre en oeuvre la Résolution 1345 pour transformer la société et s’assumer dans les divers domaines de la vie nationale, en dépit de toutes les violences et de toutes sortes d’exactions qu’elle a connu dans sa chair. Pour Inagosi, la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, processus intégrateur, demeure la plaque tournante qui appelle les différents Etats membres à la construction d’une nouvelle vision  d’intégration et de consolidation des rapports régionaux avec comme objectif final, la stabilité régionale effective, en mettant un terme à ce cycle infernal des guerres à répétition qui retardent le développement de l’Afrique et soustraient les populations du continent des bienfaits de la mondialisation . La ministre du Genre a rappelé l’engagement pris par les chefs d’Etat de la région dans la déclaration de Kampala d’œuvrer pour le renforcement de la gouvernance régionale et de la prévention des conflits  à travers des mécanismes idoines, intériorisés par l’ensemble de la région des  Grands Lacs dans le strict respect de l’intégrité territoriale  des Etats.


 «Ces mécanismes prohibent les guerres et l’exploitation illicite des ressources naturelles mais encourage par ailleurs l’éclosion de la paix dans la région», a-t-elle indiqué.
 L’occasion faisant le larron, INAGOSI Géneviève a demandé aux Etats de la région de mettre un terme, grâce à la coopération judicaire, à toutes les pratiques criminelles, en verrouillant toutes les velléités d’où qu’elles viennent et en radiant en définitive et en urgence tous ces comportements décriés et ignobles. Elle a terminé son propos par le lancement officiel de la campagne « tolérance zéro maintenant » contre les VSBG. Bien avant l’allocution  de la ministre, le Secrétaire Exécutif Adjoint de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, a dans son intervention, appelé les pays membres à conjuguer les efforts pour lutter contre les violences sexuelles basées sur le genre dans la région des Grands Lacs. Lucien Emuanda a affirmé que la lutte contre ces violences passe également par l’éradication des forces négatives qui troublent la paix dans la région des Grands Lacs.
 De leur coté le coordonateur national Baudouin HAMULI et la présidente du forum régional des femmes ont déploré le fait que la guerre  actuelle à l’Est favorisent les violences sexuelles basées sur le genre en RDC et dans la région des Grands Lacs.


ERIC WEMBA

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