La journée de la justice pénale célébrée à Kinshasa

      justice6   Le bureau de représentation de la Cour Pénale Internationale en RDC(CPI RDC) ,à travers son unité de sensibilisation, a commémoré de façon solennelle la journée de la justice pénale internationale, le mercredi 17juillet 2013 au  restaurant Malaika, situé sur l’avenue du livre dans la commune de la Gombe. A cette occasion, Patrick Tshibuyi, chargé de sensibilisation au bureau de représentation de la CPI à Kinshasa, a expliqué l’importance de cet évènement dans la mesure où elle commémorait les 11 ans de la Cour, officialisé par l’entrée en vigueur des statut de Rome.

            De son coté, Paul Madidi, chargé de communication au bureau de représentation de Kinshasa, a lu la déclaration du président San –HYUN SONG  de la CPI en rapport avec cette journée. A l’en croire, cela faisait déjà quinze ans depuis qu’une nouvelle page d’histoire avait été écrite. Bien plus, la déclaration affirmait que c’est à Rome que s’était décidé la création d’une Cour internationale permanente dont l’objet fut de punir les auteurs des crimes inhumains inimaginables et aussi d’apporter réparation aux victimes.

            Et selon cette déclaration, le fait pour la CPI d’avoir adopté le statut de Rome, la communauté internationale s’était engagé dans un projet audacieux de mettre en place un nouveau système judiciaire du niveau mondial qui devrait ainsi se baser sur la coopération internationale afin de juger les responsables de génocide, crimes de guerre contre l’humanité.

            Cette déclaration fait également remarquer que pour plusieurs personnes, il s’agissait d’une tâche impossible. Mais au fil du temps, le projet de justice mondiale s’est révélé solide, car à ce jour la CPI est une organisation indépendante, dynamique, forte de 122 Etats, alors que plusieurs autres continuent à manifester leur intention d’adhésion.

            Concernant son bilan, elle fait mention de huit enquêtes, huit examens préliminaires en cours, la délivrance de 23 mandats d’arrêt et 9 citations à comparaitre. Ceci prouve, selon ses animateurs, que la CPI est jamais plus qu’engagée dans la droite ligne de sa démarche. Cependant, humblement, la CPI se dit, malgré le chemin déjà parcouru, qu’elle ne pourra se relâcher face aux menaces qui pèsent sur elle et qui sont aussi tout à fait réelles, malgré  quelques sabotages, doute, et refus de coopération avec certains Etats. « Raison pour laquelle, en cette date du 17 juillet la CPI  doit prendre le temps de raffermir sa détermination et de rappeler pourquoi  elle ne doit pas du tout renoncer à sa quête de justice », dit Paul Madidi.

            En définitive, il convient de souligner que la CPI pense que la justice doit être préservée, car elle a le pouvoir d’apporter une paix relative à de milliers de personnes victimes de crimes. Car asseoir sa puissance par la violence et la brutalité ne peut être un moyen de gagner sa place. A ce jour, la CPI confirme que sa présence est ressentie partout, elle s’engage à travailler afin que les criminels puissent répondre  de leurs actes.

            Après avoir remercié les victimes pour leur patience et déclaré solennellement que la justice pénale internationale ne concernait aucune culture moins encore un peuple, Paul Madidi a présenté l’exposition Photo-mobile relatant l’histoire de la CPI. Celle-ci, a-t-on appris, se poursuivra sur une bonne partie de la ville de Kinshasa, avant de s’étendre en provinces.

Melba Muzola 

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