La forêt : un atout pour le développement de la RDC

foret-equatoriale1-412x310Le Fonds Forestier National (FFN), a commémoré ses 3 ans d’existence vendredi 30 août 2013 à la FIKIN (Foire Internationale de Kinshasa). A cette occasion, une conférence d’échange a été organisée dans le but de mieux cerner la problématique  forestière au Congo et la gestion de ses forêts.

 Ladite conférence a connu des préparations des chargés de mission adjoint du FFN, et Waya Ibako, du directeur- coordonateur de la Direction d’Etudes et planification/MECNT, José Ilanga, etc.

La rencontre  était marquée par 2 grands exposés. Le premier intervenant a fait une brillante présentation du FFN en évoquant ses réalisations et ressources financiers. Le second a répertorié les différentes problématiques de la gouvernance forestière en RDC.

Dans son mot de circonstance, l’autorité morale du Fonds Forestier National a rappelé que la date du 29 août 2002 revêt d’une importance particulière du fait que la loi portant Fonds Forestier a été promulguée à cette date dans son article 81 du code forestier 011/ 2002.

Il a fallu près de 7 ans, a-t- il ajouté, pour que le FFN puisse prendre corps. Le décret 21 mai 2004 lui confère le statut d’établissement public à caractère financier. Ce qui constitue un atout majeur dans la mission qui lui est confiée.

Le chargé de mission a aussi indiqué que le Fonds Forestier National a été rendu opérationnel le 2 avril 2010. Un arrêt portait la nomination du chargé de mission du FFN et de son adjoint.

Comme établissement public, le FFN a pour mission d’assurer le financement des opérations de reboisement, d’aménagement et d’inventaires forestiers et de toute opération de nature à contribuer à la reconstitution du capital forestier sur toute l’étendue du territoire national. Il finance les missions de contrôle et de suivi de la réalisation des opérations, a-t-il précisé.

Outre sa mission, le Fonds Forestier National poursuit pour objectif la gestion durable des ressources forestières et la réduction de la pauvreté à l’échelle nationale, de lutte contre le changement climatique résultant de la déforestation et la dégradation des terres à l’échelle mondiale.

Dans son exposé, BILALI WAYA WAYA, a indiqué que le Fonds Forestiers National a lancé une vaste campagne de sensibilisation dénommée : « une parcelle, un arbre », depuis le 1 novembre 2011. Cette campagne dont l’objectif est de planter au moins un arbre dans chaque parcelle est déjà effective dans plus de 15 institutions universitaires de la ville de Kinshasa et du Bas-Congo. Elle s’étend progressivement dans les écoles primaires et secondaires.

L’orateur a aussi révélé que les ressources financières prévues en faveur du FFN reviennent à  100%  de la taxe de reboisement, 50% de la taxe de déboisement, 50% de la taxe d’abattage, 50% des recettes provenant de la vente des bois des plantations du domaine public de l’Etat, déduction faite des charges y afférentes, 10% des recettes publiques provenant des recettes environnementales, ses subventions budgétaires, apports extérieurs agrées par le gouvernement dans le cadre du financement des programmes de reboisement et d’amélioration forestiers, dons et legs.

De son coté, José Ilanga, a souligné dans son intervention que le patrimoine forestier de la RDC est immense et représente 10% des réserves forestières tropicales du monde, soit près de 50% des forêts denses d’Afrique et 60% du Bassin du Congo.

La RDC est le cinquième pays au niveau mondial riche en diversités biologiques et recèle de nombreuses espèces rares et endémiques.

            A cet effet, il a estimé que pour bien gérer nos forêts, il faut qu’il y ait une bonne gouvernance qui satisfasse au respect des textes légaux réglementaires en vigueur à la lutte contre la pauvreté,  à la création d’emplois, à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines, etc.

            José Ilanga a également parlé du Code forestier, qui est un outil indispensable de la gestion, étant donné qu’il demeure le socle des réformes dans le secteur forestier en RDC. « Ce précieux outil balise le chemin pour une gestion durable des ressources forestières du pays et fixe les grands principes de la bonne gouvernance de ce secteur », a-t-il souligné.

            Hormis le Code forestier, il a rappelé que la RDC dispose aussi d’un agenda prioritaire qui définit quelques axes de la politique forestière. C’est  dans ce sens que le ministère de l’Environnement s’est doté d’un document  PNEFEB qui donne les pistes de solutions pour la gestion et le financement des ressources forestières.

Quelques résultats

obtenus

 Sur terrain, le Directeur- coordonateur de la Direction d’Etudes et Planification, a fait savoir que la RDC a décrété depuis 2002 le moratoire dans lequel, il y a l’élaboration et la promulgation de 43 textes d’application du Code forestier sous forme de décrets et d’arrêtés ministériels.

            Le gouvernement tente de développer et d’institutionnaliser une vision des forêts congolaises comme pourvoyeuses durable de biens et services plutôt qu’une arène d’extraction rapide du bois.

Au sortir de la conférence, les chargés de mission et les différents orateurs ont procédé à l’implantation de quatre arbres à titre symbolique dans l’enceinte de la FIKIN.

PERSIDE DIAWAKU et Myriam Iragi

Leave a Reply