La femme conviée à plus de méritocratie

La 26ème session de formation du Réseau des femmes des entreprises du Congo(Refec) s’est tenue du 16 au 20 juin 2014. Cadre choisi : la salle polyvalente Marie Ange Lukiana du ministère du Genre. Soixante femmes, venues de quatorze entreprises de la RDC, dont la DGDA, la Scpt, la RVA, la Cohydro,  ont réfléchi autour du thème « les traités et conventions favorables aux femmes ». A l’issue de ces journées, les participantes, par la bouche de la coordonatrice du Refec, Berthe Akatshi se sont insurgées contre la faible représentation des femmes dans les entreprises alors que la Constitution de la République plaide pour un traitement égalitaire entre Congolais.

A la SCPT, sur 655 directeurs, 582 sont hommes contre 73 femmes. A la cohydro où l’on a qu’une femme directrice sur les vingt-huit directeurs que compte l’entreprise. La situation la plus dramatique est enregistrée à la Régie Voies Aériennes (RVA) où l’on ne compte aucune femme directrice. Et la coordonatrice de saluer la situation qui est enregistrée à la société nationale d’assurance. Là, l’on a soixante sept femmes directrices contre deux cents quarante quatre hommes. Exception due à la présence d’une femme à la tête de l’entreprise. Représentant le gouvernement provincial de Kinshasa, Thérèse Olenga, ministre provinciale de l’Education, Genre et de Communication a souligné que cette  session sera consacrée dans les annales du Refec. Avec  le thème retenu, les acteurs de la lutte contre les discriminations de  la femme sont en mesure, avec la formation acquise, non seulement se défendre mais aussi défendre les autres. Cependant, vu les statistiques prélevées dans chaque entreprise, le défi à relever reste énorme car il faut renverser la tendance. Une fois cela fait, l’on pourra mieux évaluer le travail abattu par le Refec au cours de cette session. La ministre provinciale a relevé à l’intention du Refec que le meilleur combat est de  militer pour qu’il ait plus de femmes dans la gestion de la chose publique et non dans la pratique de la politique consistant à ôter l’autre pour qu’on s’y mette. Procédant à la clôture de cette session, Geneviève Inagossi, ministre national du Genre, Famille et Enfant, a martelé que c’est par méritocratie que les femmes accéderont aux postes de commandement. La femme doit s’imposer et cesser de s’accrocher au favoritisme car, sur le banc de l’école, il n’y a pas des leçons uniquement pour hommes. S’engageant à porter à tous les niveaux décisionnels les inquiétudes et recommandations du Refec, Geneviève Inagossi a émis le souhait d’une tenue, le plus rapidement possible, d’une session du Refec qui sera consacrée à l’analyse du Code la famille. Car ce code qui sera bientôt révisé a pour bénéficiaire directe la femme.

Yves Kadima

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