La FAO préoccupée par la flambée des prix des denrées alimentaires

Comme le 16 octobre, date de la célébration de la journée mondiale de l’alimentation tombait un dimanche, le représentant de la FAO en RDC, Ndiaga Guèye, a lu le message du directeur général de la FAO sur cette journée en présence de la presse, le samedi 15 octobre 2011 au siège de la représentation. Le thème choisi cette année est « Prix des denrées alimentaires- de la crise à la stabilité ».

La déclaration signale qu’entre 2005 et 2008, les prix mondiaux des denrées alimentaires de base ont atteint leur plus haut niveau depuis 30 ans. Au cours des 18 derniers mois de cette période, le prix du maïs a augmenté de 74% tandis que celui du riz a pratiquement triplé, avec une hausse de 166%.
Des émeutes de la faim ont explosé dans plus de 20 pays et des éditorialistes ont décrété que l’alimentation bon marché n’était plus qu’un souvenir. Les économistes estiment que ce jeu de yo-yo des prix, que l’on constate depuis 2006, risque de se poursuivre au cours de prochaines années.
Le thème de cette année a été choisi pour attirer l’attention sur l’évolution de ce phénomène et sur ce qui peut être entrepris pour atténuer ses effets négatifs sur les populations les plus vulnérables.

La déclaration signale qu’au cours des 30 dernières années, la part de l’aide publique au développement que les pays de l’OCDE ont consacré à l’agriculture a chuté de 43%. Le sous-financement persistant de l’agriculture de la part des pays riches comme des pays pauvres, est probablement la principale cause des problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui.

La croissance économique rapide des pays émergents contribue aux tensions actuelles sur les marchés : toujours plus de personnes mangent davantage de viande et de produits laitiers, d’où une augmentation rapide des besoins en graines fourragères. La croissance de la population mondiale, avec près de 80 millions de nouvelles bouches à nourrir tous les ans, constitue un vrai casse-tête. La pression démographique est aggravée par des phénomènes météorologiques imprévisibles et souvent très violents, provoqués par le réchauffement de la planète et le changement climatique.
La déclaration souligne que la stabilité du marché des produits alimentaires dépend d’un plus grand investissement dans l’agriculture, en particulier dans les pays en développement où vivent 98% des personnes qui souffrent de la faim et où la production des denrées alimentaires doit doubler d’ici à 2050 pour une population croissante.
Le représentant de la FAO en Rd Congo, a indiqué que le gouvernement congolais a mis en place un dispositif de suivi des prix des denrées alimentaires.
Jean- René Bompolonga

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